19 mars 2008

UN NOUVEAU PLAN DE VILLE


Le président de la République a dévoilé, vendredi 8 février 2008, le nouveau « Plan pour les banlieues et quartiers sensibles », élaboré et évalué par Fadela Amara, secrétaire d’Etat à la Politique de la ville, à un milliard d’euros.
Le président a promis, à cette occasion, un effort important de l’Etat en matière d’éducation et d’emploi, et annoncé une « guerre sans merci » contre la délinquance.
Le nouveau Plan, énième en trente ans, ne semble guère plus efficace que les plans, les programmes, les subventions ponctuelles de toutes sortes et les dépenses colossales, évaluées à plus de 20 Milliards de francs, utilisées, depuis 1977, par ses prédécesseurs, pour résoudre les problèmes de certaines banlieues de quelques grandes villes. Il s’avère, par contre, que la situation s’est empirée progressivement et étendue dangereusement sur presque tout le territoire de la France. En effet, l’insécurité, la violence, la délinquance, les trafics de toutes sortes, la loi « des bandes », les inconvenances, les incivilités et l’irrévérence envers les valeurs et les emblèmes de la République ne sont plus, aujourd’hui, des faits isolés à quelques quartiers, mais ils concernent tout aussi bien les zones urbaines que rurales du pays. Par ailleurs la délinquance a pris des proportions insupportables. Cela avait commencé par des tags et des graffitis qui souillèrent toute la France, pendant des années, puis on y avait ajouté les incendies de quelques voitures, par ci par là. Aujourd’hui ce sont des milliers de voitures qui partent chaque année en fumée, partout dans le pays. On avait commencé par insulter les forces de l’ordre, puis par les caillouter et, actuellement, on leur tire dessus avec des armes à feu. Aussi, l’escalade de la délinquance est-elle évidente partout en France

Qui sont les perturbateurs de l’ordre public ? On trouve partout en France, depuis longtemps, dans toutes les classes sociales, des râleurs, des gens qui se sentent mal dans leur peau, des marginaux inadaptés à la vie sociale. A ceux-ci se sont ajoutés, progressivement, depuis un certain nombre d’années, des extrémistes politiques et des anarchistes qui contestent formellement le régime politique et les institutions actuelles ; par conséquent, l’Etat, les règles de la démocratie et les lois de la République. Ce sont des « casseurs » et des auteurs des tags et des griffonnages, sur les murs d’édifices et autres biens publics. Ce fut ensuite le mouvement de mai 68 qui a très profondément modifié et ceux qui l’ont vécu et ceux qui sont venus plus tard. L’esprit de mai 68, qui donna à l’homme une autre capacité de penser contre soi-même et de se débarrasser des anciens mythes, a fortement marqué la société française. L’idée de contestation et de violence, des « lanceurs des pavés » a fait son chemin.
A partir des années 1960, lorsque la France avait largement ouvert ses portes à une émigration incontrôlée, la situation s’était dégradée encore plus. La France ne put, à aucun moment la maîtriser. On avait accordé la nationalité française, à tort et à travers, avec une facilité surprenante, pour des raisons électoralistes, à des émigrés qui ne possédaient aucune attirance pour la France, et encore la moindre prédisposition affective pour sa culture et ses habitants. On se faisait naturaliser français, en masse, pour pouvoir bénéficier des avantages sociaux et financiers que leur en offrait leur nouveau statut. Parmi les étrangers installés en France après 1960, on distingue plusieurs grandes catégories: des réfugiés politiques ou économiques venus de nombreux pays du monde ; de migrants issus des anciennes colonies françaises ; de très nombreux aventuriers ; des « affairistes », d’origines diverses, venus pour pratiquer des trafics et de commerces illicites, etc… . Les degrés d’insertion sociale des étrangers, vivant en France sont également variables. Si un certain nombre s’était inséré effectivement dans la société du pays d’accueil et même parfois, parfaitement intégré dans la communauté nationale, la majeure partie parmi eux s’était regroupée plutôt dans leurs communautés ethniques ou religieuses. Ces communautarismes étrangers qui se sont développés, pendant les dernières décennies, non seulement en France mais également dans quelques autres pays européens à forte émigration, constituent, de plus en plus, de véritables « Etats dans les Etats d’accueil». Ils s’y imposent avec force pour contrebalancer les pouvoirs officiels de ces pays. En effet, ces communautés, parfaitement organisées et soutenues par de nombreuses associations créées souvent à leur propre initiative, et, paradoxalement, aidées financièrement par les pouvoirs publics, - comme cela se passe en France,- se présentent comme de véritables guides des émigrés et leurs dispositions vont parfois à l’encontre de celles de l’Etat.

C’est dans cet amalgame malsain de râleurs traditionnels , extrémistes de tous bords, anarchistes, soixante-huitarde et surtout d’émigrés que se trouvent des meneurs, manipulateurs sans scrupules, et des caïds qui organisent les bandes et qui créent l’ esprit anarchique, hostile à la France, qui prend aujourd’hui des proportions inquiétantes. On bafoue les lois de la République, on réfute sa culture et sa civilisation et on tente d’imposer ses règles. Les violences, de plus en plus fréquentes, le mépris des lois et l’attitude dédaigneuse, envers tout ce que représente l’Etat, et la volonté de nuire, en sont les preuves.
Par ailleurs, c’est dans ce milieu qu’ on assiste actuellement au développement en France d’une économie parallèle, qui échappe à tout contrôle, ainsi qu’ à des aspirations politiques de certains mouvements d’émigrés pour s’infiltrer dans les structures de l’Etat. En effet, la France est devenue, depuis quelque temps, une place mondiale importante, incontournable pour le négoce illicite de stupéfiants, d’armes, de produits de contre-façons et de toutes sortes d’autres marchandises et d’affaires louches où on manie, chaque année , clandestinement, des milliards d’euros.

Un vaste chantier de Formation à ouvrir d’urgence Il serait temps que l’on prenne conscience et « qu’on agisse en homme de pensée et qu’on pense en homme d’action », comme le suggérait le philosophe Henri Bergson, tant qu’il n’est pas trop tard ! Les milliards dépensés pour apaiser certaines banlieues ne constituent sans doute pas une solution pour venir à bout d’une situation qui se dégrade d’année en année. Il faudrait prendre des mesures différentes, courageuses, claires et fermes, et, surtout, la résolution de les mener à leur terme et de changer effectivement la France de fond en comble. Il est nécessaire que l’Etat français s’engage de toutes ses forces à l’assainissement de la vie publique.
« La recherche d’une nouvelle civilisation » et la « liquidation de l’esprit de mai 68 », chères à Nicolas Sarkozi, sont indispensables. La loi, actuellement en vigueur, concernant l’émigration choisie, est également une nécessité pour permettre la purification de la société. La citoyenneté française doit être redéfinie, consolidée et revalorisée et son attribution conditionnée.
Il ne s’agit ni de xénophobie, ni de racisme ni d’aucune autre phobie désuète qui vont à l’encontre des traditions françaises. La France a toujours été et doit rester un pays humanitaire, de liberté, d’égalité, du respect de la différence, un pays d’accueil d’êtres humains, indifféremment de leurs races, leurs ethnies ou de leurs religions, éprouvés, dans leurs pays d’origine, par des guerres et ou par la misère. Les étrangers qui ont choisi de vivre en France, doivent y jouir de la même liberté et des mêmes droits, que tous les autres habitants du pays. Ils devraient, cependant comprendre qu’ils y ont, en échange, également des devoirs envers le pays qui les accueille. On ne peut pas devenir Français ou habiter la France lorsque l’on hait, qu’ on déteste sa culture et on réprouve ses institutions et ses lois.

La France doit subir de grandes reformes ! Mais elles ne peuvent pas être appliquées tant que son peuple essuie une terrible crise d’éducation. La jeunesse est à la dérive, les familles se désintègrent, les parents capitulent, l’école de la République est devenue une fiction…… Il faut ouvrir d’urgence un vaste chantier pour y remédier. L’Education morale et civique constitue aujourd’hui une véritable tragédie nationale de la France. Sa déficience concerne toutes les structures de la société : jeunesse, parents, enseignants, associations, médias, etc. plus civique.
. Il faut agir et mettre ainsi des bases d’une nouvelle civilisation plus morale, plus civique donc plus humaine. Sans cette éducation citoyenne toute tentative de changement serait un échec.

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