26 mars 2008

FRANCE:La pédagogie de l'Exemple


On ne cesse pas de geindre et de chanter misère. Le civisme et la morale sont actuellement un désastre national. Les médias abondent de faits divers : les vols, la violence, la délinquance, les trafics illicites, de toutes sortes, la loi « des bandes », les incivilités et les inconvenances, envers les personnes, et l’irrévérence envers les valeurs et les emblèmes de la République,… qui font peur. On n’en compte plus leur nombre. Le manque du respect public des règles de la vie sociale et des institutions nationales, sont légion.
Les autorités publiques s’en rendent compte mais leurs efforts pour y remédier s’avèrent un échec. Des milliards d’euros sont allés en fumée pour la politique de quartiers et de la Ville, qui n’a pas arrêté l’escalade infernale des désordres et des incivilités Les analyses et les explications du phénomène, qui s’ étend, désormais , au-delà de certains quartiers au point d’atteindre presque la totalité du territoire national, s’avèrent mal fondées. Le ressort principal du phénomène de la décadence civique et morale actuelle, est fondamentalement d’ordre éducatif et social.
Durant les dernières décennies plusieurs événements sociaux se sont enchevêtrés et ont eu comme conséquence le profond déséquilibre moral, actuel. Le développement économique à outrance, l’émancipation de la femme, les orientations sociales du mouvement de mai 1968, le flux démesuré d’émigrants, etc…, pour ne citer que quelques-uns, firent perdre, progressivement, à la société française, ses repères moraux et sociaux, traditionnels. C’est là l’origine du désastre civique et moral que la société française toute entière subit actuellement.

Il faut se ressaisir et agir avec discernement car la tâche est ardue ! Nicolas Sarkozy semble avoir cerné le problème.. Sa volonté de changement et la voie à suivre, sont incontestables. « L’instruction civique et morale peut être bénéfique dans une société où l’esprit collectif fait si souvent défaut ».
En effet, l’Education à outrance, à tous les niveaux sociaux, - familial, scolaire et extra scolaire,- s’impose avec rigueur. Mais la complexité du problème est telle que sa solution exige une pédagogie adaptée et une action de grande envergure, avec la participation de tous les facteurs de la société..
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La pédagogie de l’exemple. Eduquer et instruire, dans une société fortement déréglée par un égotisme démesuré, n’est pas une sine cure. Education et Instruction sont deux notions ayant des signifiants à la fois analogues et complémentaires.
L’ Education est le fait de développer les facultés morales, intellectuelles et physiques de l’individu. Par conséquent, elle s’étend du perfectionnement des « réflexes primaires », existant dès la basse enfance, qui sont utilisés pour la nourriture même et pour la tenue, aux « habitudes physiques, intellectuelles et morales » nécessaires pour que l’enfant puisse tenir dans la société la place d’une personne de pleine activité matérielle et spirituelle. C’est la place qu’on attribue en France à l’ »honnête homme » ou bien, autrefois, au galant homme, l’homme bien élevé, l’homme distingué, ou bien le gentleman. Une éducation réussie est donc celle qui a développé au plus haut point l’énergie physique et le caractère moral. Elle consiste moins en préceptes qu’en exercice.

L’Instruction est l’acte ou la série d’actes qui consistent à donne r ou à recevoir l’enseignement des éléments, des principes, des matières qui servent et contribuent à constituer la connaissance. Elle comporte donc une acquisition des choses enseignées, sous quelque forme et dans quelque domaine, que ce soit, depuis les mouvements et exercices qui forment l’instruction physique, jusqu’aux objets les plus élevés de la connaissance scientifique ou philosophique. Mais elle comporte aussi,, tout au long de son développement, comme l’Education dès ses débuts, une acquisition d’habitudes qui sont des habitudes mentales, des méthodes. Ces habitudes et ces méthodes ne contribuent pas moins que les règles et les pratiques de l’éducation à former le caractère moral de l’individu.
L’être humain n’est pas programmé par instinct. Il est institué et, à cet effet, il nécessite des « répondants » pour le faire entrer dans le monde de l’humain qui est l’univers de la parole. « On ne naît pas homme, on le devient »

Tant l’éducation que l’instruction, sont dispensées, en premier lieu, par les parents, ainsi que par des éducateurs et les instructeurs, de tous niveaux, et, en second lieu, par le milieu socioprofessionnel, lui-même. En effet, la première éducation est celle qui importe le plus. Elle appartient incontestablement aux familles et, tout spécialement, aux femmes. Il y a ensuite l’éducation et l’instruction qui sont enseignées, par des professionnels, dans les écoles de tous degrés, et, enfin, le milieu professionnel et social qui distribue la formation permanente Dans l’action d’éduquer et d’enseigner, il y a un rapport spécifique qui se crée inéluctablement entre maître et disciple ; c'est-à-dire, entre enfant et ses parents, ainsi que ses éducateurs, entre élèves et leurs enseignants, entre adultes et les animateurs socioprofessionnels, etc… L’imitation du modèle devient alors une démarche pédagogique par excellence non seulement dans les rapports positifs entre enseigné et enseignant, mais, hélas, aussi, dans les rapports négatifs entre la vedette et ses fans, ou bien entre le caïd et les membres de sa bande. Les parents, les éducateurs, les enseignants, les éducateurs , etc.., deviennent des exemples ou des modèles qu’on imite. C’est une axiome « de faire ou de s’efforcer de faire exactement ce qu’on voit ou ce qu’on a vu faire ». On prend quelqu’un pour exemple ou pour modèle et on s’efforce de se conformer à sa conduite , ou bien on adopte les manières d’un autre ou des autres.

Les carences des milieux éducatifs. Or, justement, les structures actuelles, d’éducation et d’instruction, ainsi que la société toute entière, manquent gravement, trop souvent, de la capacité de donner de bons exemples indispensables. Le concours des circonstance d’une évolution socio-économique, trop précipitée, fit que les milieux traditionnels d’enseignement, de l’éducation et de l’instruction, subissent de profonds changements malencontreux. Le laïcisme républicain, de plus en plus agressif et la mutation progressive des moeurs, a annihilé les aspirations moralisatrices de la religion qui fut considérée, pendant longtemps, comme étant la porteuse essentielle de la morale. La famille traditionnelle, intangible, qui avait, elle aussi, un rôle important dans l’éducation, s’est progressivement désagrégée . Les corps d’éducateurs et d’enseignants traversent une crise de confiance et de délaissement,. La société, toute entière, semble actuellement abasourdie de la situation et ankylosée pour pouvoir réagir.. Pourtant, l’issue de cette grande crise d’éducation que traverse la France, passe inéluctablement par une prise de conscience générale et par l’opiniâtreté de tous pour agir tant qu’il n’est pas trop tard.

19 mars 2008

UN NOUVEAU PLAN DE VILLE


Le président de la République a dévoilé, vendredi 8 février 2008, le nouveau « Plan pour les banlieues et quartiers sensibles », élaboré et évalué par Fadela Amara, secrétaire d’Etat à la Politique de la ville, à un milliard d’euros.
Le président a promis, à cette occasion, un effort important de l’Etat en matière d’éducation et d’emploi, et annoncé une « guerre sans merci » contre la délinquance.
Le nouveau Plan, énième en trente ans, ne semble guère plus efficace que les plans, les programmes, les subventions ponctuelles de toutes sortes et les dépenses colossales, évaluées à plus de 20 Milliards de francs, utilisées, depuis 1977, par ses prédécesseurs, pour résoudre les problèmes de certaines banlieues de quelques grandes villes. Il s’avère, par contre, que la situation s’est empirée progressivement et étendue dangereusement sur presque tout le territoire de la France. En effet, l’insécurité, la violence, la délinquance, les trafics de toutes sortes, la loi « des bandes », les inconvenances, les incivilités et l’irrévérence envers les valeurs et les emblèmes de la République ne sont plus, aujourd’hui, des faits isolés à quelques quartiers, mais ils concernent tout aussi bien les zones urbaines que rurales du pays. Par ailleurs la délinquance a pris des proportions insupportables. Cela avait commencé par des tags et des graffitis qui souillèrent toute la France, pendant des années, puis on y avait ajouté les incendies de quelques voitures, par ci par là. Aujourd’hui ce sont des milliers de voitures qui partent chaque année en fumée, partout dans le pays. On avait commencé par insulter les forces de l’ordre, puis par les caillouter et, actuellement, on leur tire dessus avec des armes à feu. Aussi, l’escalade de la délinquance est-elle évidente partout en France

Qui sont les perturbateurs de l’ordre public ? On trouve partout en France, depuis longtemps, dans toutes les classes sociales, des râleurs, des gens qui se sentent mal dans leur peau, des marginaux inadaptés à la vie sociale. A ceux-ci se sont ajoutés, progressivement, depuis un certain nombre d’années, des extrémistes politiques et des anarchistes qui contestent formellement le régime politique et les institutions actuelles ; par conséquent, l’Etat, les règles de la démocratie et les lois de la République. Ce sont des « casseurs » et des auteurs des tags et des griffonnages, sur les murs d’édifices et autres biens publics. Ce fut ensuite le mouvement de mai 68 qui a très profondément modifié et ceux qui l’ont vécu et ceux qui sont venus plus tard. L’esprit de mai 68, qui donna à l’homme une autre capacité de penser contre soi-même et de se débarrasser des anciens mythes, a fortement marqué la société française. L’idée de contestation et de violence, des « lanceurs des pavés » a fait son chemin.
A partir des années 1960, lorsque la France avait largement ouvert ses portes à une émigration incontrôlée, la situation s’était dégradée encore plus. La France ne put, à aucun moment la maîtriser. On avait accordé la nationalité française, à tort et à travers, avec une facilité surprenante, pour des raisons électoralistes, à des émigrés qui ne possédaient aucune attirance pour la France, et encore la moindre prédisposition affective pour sa culture et ses habitants. On se faisait naturaliser français, en masse, pour pouvoir bénéficier des avantages sociaux et financiers que leur en offrait leur nouveau statut. Parmi les étrangers installés en France après 1960, on distingue plusieurs grandes catégories: des réfugiés politiques ou économiques venus de nombreux pays du monde ; de migrants issus des anciennes colonies françaises ; de très nombreux aventuriers ; des « affairistes », d’origines diverses, venus pour pratiquer des trafics et de commerces illicites, etc… . Les degrés d’insertion sociale des étrangers, vivant en France sont également variables. Si un certain nombre s’était inséré effectivement dans la société du pays d’accueil et même parfois, parfaitement intégré dans la communauté nationale, la majeure partie parmi eux s’était regroupée plutôt dans leurs communautés ethniques ou religieuses. Ces communautarismes étrangers qui se sont développés, pendant les dernières décennies, non seulement en France mais également dans quelques autres pays européens à forte émigration, constituent, de plus en plus, de véritables « Etats dans les Etats d’accueil». Ils s’y imposent avec force pour contrebalancer les pouvoirs officiels de ces pays. En effet, ces communautés, parfaitement organisées et soutenues par de nombreuses associations créées souvent à leur propre initiative, et, paradoxalement, aidées financièrement par les pouvoirs publics, - comme cela se passe en France,- se présentent comme de véritables guides des émigrés et leurs dispositions vont parfois à l’encontre de celles de l’Etat.

C’est dans cet amalgame malsain de râleurs traditionnels , extrémistes de tous bords, anarchistes, soixante-huitarde et surtout d’émigrés que se trouvent des meneurs, manipulateurs sans scrupules, et des caïds qui organisent les bandes et qui créent l’ esprit anarchique, hostile à la France, qui prend aujourd’hui des proportions inquiétantes. On bafoue les lois de la République, on réfute sa culture et sa civilisation et on tente d’imposer ses règles. Les violences, de plus en plus fréquentes, le mépris des lois et l’attitude dédaigneuse, envers tout ce que représente l’Etat, et la volonté de nuire, en sont les preuves.
Par ailleurs, c’est dans ce milieu qu’ on assiste actuellement au développement en France d’une économie parallèle, qui échappe à tout contrôle, ainsi qu’ à des aspirations politiques de certains mouvements d’émigrés pour s’infiltrer dans les structures de l’Etat. En effet, la France est devenue, depuis quelque temps, une place mondiale importante, incontournable pour le négoce illicite de stupéfiants, d’armes, de produits de contre-façons et de toutes sortes d’autres marchandises et d’affaires louches où on manie, chaque année , clandestinement, des milliards d’euros.

Un vaste chantier de Formation à ouvrir d’urgence Il serait temps que l’on prenne conscience et « qu’on agisse en homme de pensée et qu’on pense en homme d’action », comme le suggérait le philosophe Henri Bergson, tant qu’il n’est pas trop tard ! Les milliards dépensés pour apaiser certaines banlieues ne constituent sans doute pas une solution pour venir à bout d’une situation qui se dégrade d’année en année. Il faudrait prendre des mesures différentes, courageuses, claires et fermes, et, surtout, la résolution de les mener à leur terme et de changer effectivement la France de fond en comble. Il est nécessaire que l’Etat français s’engage de toutes ses forces à l’assainissement de la vie publique.
« La recherche d’une nouvelle civilisation » et la « liquidation de l’esprit de mai 68 », chères à Nicolas Sarkozi, sont indispensables. La loi, actuellement en vigueur, concernant l’émigration choisie, est également une nécessité pour permettre la purification de la société. La citoyenneté française doit être redéfinie, consolidée et revalorisée et son attribution conditionnée.
Il ne s’agit ni de xénophobie, ni de racisme ni d’aucune autre phobie désuète qui vont à l’encontre des traditions françaises. La France a toujours été et doit rester un pays humanitaire, de liberté, d’égalité, du respect de la différence, un pays d’accueil d’êtres humains, indifféremment de leurs races, leurs ethnies ou de leurs religions, éprouvés, dans leurs pays d’origine, par des guerres et ou par la misère. Les étrangers qui ont choisi de vivre en France, doivent y jouir de la même liberté et des mêmes droits, que tous les autres habitants du pays. Ils devraient, cependant comprendre qu’ils y ont, en échange, également des devoirs envers le pays qui les accueille. On ne peut pas devenir Français ou habiter la France lorsque l’on hait, qu’ on déteste sa culture et on réprouve ses institutions et ses lois.

La France doit subir de grandes reformes ! Mais elles ne peuvent pas être appliquées tant que son peuple essuie une terrible crise d’éducation. La jeunesse est à la dérive, les familles se désintègrent, les parents capitulent, l’école de la République est devenue une fiction…… Il faut ouvrir d’urgence un vaste chantier pour y remédier. L’Education morale et civique constitue aujourd’hui une véritable tragédie nationale de la France. Sa déficience concerne toutes les structures de la société : jeunesse, parents, enseignants, associations, médias, etc. plus civique.
. Il faut agir et mettre ainsi des bases d’une nouvelle civilisation plus morale, plus civique donc plus humaine. Sans cette éducation citoyenne toute tentative de changement serait un échec.