
Les délits commis par les Tziganes se multiplient, de plus en plus, en nombre et en gravité, dans tous les pays de l’Union européenne. Les médias en font souvent état.
L’agression mortelle dont a été victime, le 30 octobre 2007, Giovanna Reggiani, une femme de 45 ans, épouse d’un officier italien de marine marchande, imputée à un jeune roumain d’origine tzigane, a ému toute l’Italie au point que les autorités du pays aient pris des mesures drastiques d’expulsion.
A peu près en même temps, vingt enfants et de dizaines d’adultes ont été retenus en Espagne, à Valence, et accusés de centaines des vols, commis les derniers mois. Les adultes employaient les mineurs de douze ans pour commettre les vols, sachant que les enfants ne pouvaient pas être condamnés. Après avoir été pris en flagrant délit, les mineurs furent internés dans un centre de rétention d’où ils ont été frauduleusement retirés, par leurs aînés, sur la base de faux papiers.
En France, également, les exploits scandaleux, provoqués quotidiennement par cette population indisciplinée, deviennent inquiétants . Dernièrement, deux couples de Roumains, d’origine tzigane, ont été interpellés pour avoir proposé, le 11 novembre 2007, deux nourrissons jumeaux à la vente, pour 5000€ chacun, à des gens du voyage du camp de Romescamp (Oise). Ils leur auraient également proposé d’acheter un enfant pas encore né.
L’Allemagne, comme d’ailleurs la plupart des pays de l’Union européenne, sont également victimes de toutes sortes de méfaits et délits, commis par cette ethnie, qui menacent de plus en plus l’ordre et la paix publique.
Aussi, serait-il temps que l’Union européenne se saisisse d’urgence du problème et trouve une solution équitable, opiniâtre mais, en même temps, humaine.
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Une population réfractaire. Répandus actuellement partout dans le monde, les Tziganes (ou Roms ou bien Rroms) sont presque les seuls nomades qui ne soient ni pasteurs ni conquérants. Même lorsqu’ils sont sédentaires, de gré ou de force, ils demeurent profondément marqués par le nomadisme ancestral. Malgré les vicissitudes de leur histoire, ils sont parvenus, néanmoins, à rester eux-mêmes et à conserver leur mode de vie, leurs mœurs et, dans une certaine mesure, leur langue originelle. Le romani ou romanes, dont la similitude avec le sanskrit et certaines langues vivantes actuelles de l’Inde centrale ou de la région de l’Indus, confirme l’origine indienne des Tziganes. Le premier témoignage, sur leur exode, date de l’an 950, lors de leur arrivée en Iran. C’est un récit qui les décrit comme étant des nomades musiciens, quelque peu pillards, hors-la-loi, tout à fait rebelles à l’agriculture. De l’Iran, ils s’étaient répandus, durant plusieurs siècles, dans les Balkans et dans les pays roumains au nord du Danube. Au début du XVe siècle, sans doute pour échapper aux guerres entre Byzantins et Ottomans, plusieurs tribus tziganes s’étaient remises en mouvement vers l’Europe centrale et occidentale. Grâce à des passeports du roi de Bohême, ils avaient pu circuler en Hongrie, en Autriche, en Allemagne et en Suisse. Puis, pendant le même siècle, des Tziganes furent signalés dans tous les pays de l’Europe. Il semble bien que leurs difficultés d’adaptation et leur conduite gênante, dans les pays d’accueil, fut la cause de leur déportation dans les colonies d’Afrique et d’Amérique. Les Espagnols, les Portugais et les Britanniques furent les premiers à tenter de se débarrasser de cette population considérée comme étant très incommode et réfractaire..
Le nombre des Tziganes, actuellement dans le monde, ne peut pas être évalué avec précisi- on. Une population, estimée à plus de cinq millions de personnes, vivait, jusqu’à nos jours, éparpillée dans tous les pays de l’Europe centrale et orientale, dont plus de la moitié en Roumanie et dans les pays balkaniques.
La marginalisation à outrance. Leur caractère originel oriental, leur genre de vie, et surtout leur inadaptation aux lois et aux moeurs des gens des pays d’accueil, avaient rendu difficiles, par- tout, les rapports entre les Tziganes et les Gadjo (non Tziganes). En effet, dans tous les pays qu’ils parcouraient, les groupes de Tziganes nomades s’étaient livrés à des rapines, des pillages et des vols. Encore de nos jours, ils sont décriés, vilipendés et marginalisés dans tous les pays de l’Europe centrale et orientale. Le terme même de tzigane indique un fraudeur, un être abject, méprisable et dangereux. Depuis très longtemps, les pouvoirs publics de certains pays avaient tenté vainement de les sédentariser. La Hongrie, notamment, sous le règne de Joseph II (1765-1790), avait essayé, sans grand succès, à les faire renoncer à leur vie nomade en leur offrant des aides importantes d’in- stallation. Dans les deux principautés roumaines, Moldavie et Valachie, les Tziganes furent asservis durant tout le moyen âge sur les domaines des princes ou des boyards roumains. Il est vraisemblable que certains parmi eux s’y soient même assimilés avec d’autres ethnies en même état de servage comme eux. La physionomie de nombreux gens de ces régions l’atteste. Ce n’est qu’entre les deux guerres mondiales que des groupes des Tziganes s’installèrent enfin dans des cités de pauvreté, des quartiers périphériques des villes ou sur des terrains vagues et incultes près des villages, à l’écart de la population autochtone, dans des habitations construites de bric et de broc, grouillant d’enfants qui additionnaient les handicaps sociaux.
La redécouverte de l’Occident. L’existence des Tziganes des pays de l’Europe centrale et orientale ne s’était pas beaucoup améliorée après la guerre de 1940-45, durant laquelle l’ethnie, soumise aux persécutions nazies, avait payé un très lourd tribut. Pendant la période de régime communiste, allant de 1945 à 1990, les Tziganes s’étaient montrés beaucoup plus indociles à l’égard du régime que les autres habitants de leurs pays. Ils posèrent de sérieux problèmes à leurs dirigeants. Aussi, les prisons y furent bondées de Tziganes, incarcérés moins pour des raisons politiques que pour des délits de droit commun et des fraudes de toutes sortes. Les premiers Tziganes de l’Europe de l’est, qui aient franchi les frontières des pays occidentaux, en particulier d’Autriche et d’Italie, vers 1970, furent originaires de Yougoslavie. Puis, autours de 1980, ce fut au tour des Tziganes roumains d’envahir, en masse, l’Europe occidentale.
On se souviens que durant le régime communiste de Nicolae Ceausescu, le gouvernement avait tenté, à plusieurs reprises, à insérer les Tziganes dans la communauté roumaine, à les sédentariser et à les alphabétiser. On leur avait, à cet effet, proposé de nombreux logements aban- donnés lors de l’immigration de Banat et de Transylvanie d’une partie de la population allemande et hongroise. Certains Tziganes furent même occupés à des tâches surtout ingrates et quelques-uns parmi eux se sont même imposés dans les structures du régime. Mais il semble que l’expérience de l’insertion ait échouée car vers 1980 le gouvernement roumain changea d’attitude. On fit ouvrir les frontières et on incita les Tziganes à s’expatrier. Les prisons roumaines se vidèrent alors de tous les Tziganes. On les libérait pour une simple déclaration écrite de renoncement à la citoyenneté roumaine, et on les conduisait même, par des avion roumains Tarom, jusqu’en Autriche ou ils étaient pris en charge dans les camps de réfugiés des Nations Unies. De là, les Tziganes roumains se dispersaient rapidement, en tant que réfugiés politiques, dans tous les pays de l’Europe occidentale. L’émigration des Tziganes des autres pays de l’Europe centrale et orientale a commencé surtout après 1980. D’abord des Tziganes bulgares, puis quelques années plus tard fut le tour des Tziganes du Kosovo de quitter leur région en masse, Les immigrés tziganes de Hongrie, Slovaquie et de la République Tchèque sont les moins nombreux. Il est à remarquer que le changement de régime survenu depuis 1990, dans les pays d’origine des Tziganes n’a endigué nullement leur flux des vers l’Europe occidentale. Par contre, il s’est intensifié malgré certaines mesures prises en leur faveur. Dans certains pays, comme la Roumanie, l’émigration des Tziganes est soutenue par les nouveaux gouvernements car elle apporte au pays, selon la banque nationale roumaine, plusieurs milliards d’euros par an.
Un problème ardu. Le nombre des Tziganes de l’Europe centrale et orientale, vivant léga- lement ou illégalement en Occident, est estimé aujourd’hui à environ trois millions de personnes. Un certain nombre , - surtout ceux qui sont arrivés depuis plusieurs décennies-, s’est sédentarisé. Quelques-uns sont mêmes propriétaires de leur logement. La majeure partie mène cependant une existence précaire. Ils vivent encore dans des camps improvisés sur des terrains vagues, à proximité de quelques grandes villes européennes. Où qu’ils se trouvent, les Tziganes restent, néanmoins, attachés à leur nomadisme ancestral. Ce péché qu’on leur avait tant reproché dans leurs pays d’origine ne les quitte pas. Ils ne peuvent pas demeurer longtemps à la même place. Ils changent fréquemment de ville et de pays et donnent ainsi du fil à retordre aux pouvoirs publics des pays d’accueil. Quoi que l’on puisse penser, les Tziganes ne sollicitent presque plus, actuellement, l’aide sociale publique dans les pays ou ils sont établis. Ils se débrouillent pour vivre par leurs propres moyens. L’opinion assez généralement répandue, qu’ils n’auraient guère d’autres ressources d’existence que la mendicité et les larcins, est erronée. La mendicité, pratiquée surtout par des femmes et des enfants, -rarement par des hommes-, ne constitue plus qu’une source minime d’existence.
Le procédé de la mendicité a fait cependant son temps. Il a été particulièrement lucratif, dans les années 1990, pour la plupart des Tziganes roumains exilés dans les pays occidentaux. Profitant des événements sanglants qui s’étaient déroulés dans leurs pays d’origine, ils avaient tiré parti en faveur de l’émotion qu’avait éprouvée l’opinion publique européenne. Pendant plusieurs années, aucun pays occidental n’avait été épargné de la campagne de mendicité organisée systéma- tiquement dans toutes les villes et les villages de l’Europe occidentale. Des sommes considérables avaient été ainsi collectées et, dans leur majeure partie transférées dans leurs pays d’origine. D’une façon générale, les Tziganes de l’Europe centrale et occidentale, demeurant en Occident, y trouvent actuellement d’autres moyens de subsistance. Ils vivent, dans la plupart des cas, des expédients et surtout des commerces ambulants plus ou moins réguliers. Hommes et femmes conservent, cependant tous une incontestable inclination ancestrale pour toutes sortes d’indélicatesses. Roublards, futés et rusés, constamment sur leur garde, ils sont maîtres dans la simulation et la tromperie qu’ils exercent sans scrupules et sans considérations d’ordre moral. Par ailleurs, illettrés et sans qualifications professionnelles, dans la plupart des cas, ils réfutent le travail qui implique peine et fatigue. Néanmoins, les Tziganes sont adroits et industrieux. Les métiers exercés, dans le passé, furent d’une grande diversité. Ils étaient des musiciens renommés, habiles organisateurs des festi- vités. Des orchestres tziganes se produisent encore aujourd’hui dans de nombreux restaurants et auberges des pays de l’Europe centrale et orientale. Ils excellaient également dans les arts du spectacle, notamment dans l’exhibition d’animaux savants: chèvres, chevaux et surtout l’ours. Les montreurs d’ours sont encore assez nombreux surtout dans les Balkans. Les Tziganes s’étaient avérés aussi, depuis longtemps, des travailleurs adroits du métal, de l’étamage du cuivre, selon des techniques pratiquées déjà en Inde.
Une solution européenne: L’Immigration des Tziganes commencée, il y a quelques décennies, se poursuit inlassablement. On conçoit mal, actuellement, une possibilité de la stopper. Encore moins de reconduire les Tziganes dans leurs pays d’origine. Les pouvoirs publics de leurs pays ne sont pas empressés, eux non plus, à effacer les préjugés séculaires à leur égard et à adopter une législation d’exception pour les faire revenir.
Les Tziganes ont redécouvert dorénavant une Europe occidentale bien différente de celle qu’avaient connue leurs ancêtres du moyen âge. La société de la consommation, la vie plus facile, la liberté et la tolérance qu’ils y trouvent, leur promettent une existence sans aucun doute meilleure que celle qu’ils auraient menée s’ils étaient restés dans leurs pays. Aussi, comptent-ils y rester. Le programme européen destiné à l’intégration des minorités s’avère difficile à mettre en œuvre dans le cas des Tziganes. Quant à la « Charte européenne des Droits fondamentaux », votée par le Parlement européen et approuvée par les Etats au sommet de Nice, le 7 décembre 2000, qui incitait à croire à une solution globale des problèmes des minorités et du déplacement des populations, elle n’est pas trop rassurante à ce point. Telle qu’elle a été signée, elle ne revêt que la valeur d’une simple déclaration politique.
La véritable solution du problème des Tziganes ne peut être trouvée que dans le cadre des institutions européennes.
La mise à l’ordre du jour de la question, lors des réunions bilatérales de commissions ou même du Parlement de l’Union européenne, avec la participation de délégués tziganes, désignés à la dérobade, permet, sans aucun doute, de mieux cerner le problème mais non pas de parvenir à une vraie solution.
Il faudrait qu’une réglementation spécifique sur l’insertion des Tziganes dans leurs pays d’accueil respectifs soit établie par la Commission européenne. Qu’elle établisse un projet cohérent, des normes équitables et un financement adéquat .
L’insertion des Tziganes dans les communautés nationales des pays où ils vivent actuel- lement, semble possible à condition de procéder avec résolution et discernement. La tâche primordiale serait de stimuler la vie associative des Tziganes en facilitant leur regroupement dans des communautés, démocratiquement constituées. Ce n’est que dans le cadre de leurs propres structures associatives, où l’interaction joue son rôle, qu’on pourrait alors envisager, comme cela se fait déjà dans certains pays, la mise en place d’actions ponctuelles d’alphabétisation, de formation professionnelle et sociale; par conséquent, d’adaptation des Tziganes à la civilisation des gadjo.