28 août 2007

FRANCE: Un maire peu scrupuleux, à Argenteuil


France : Un maire peu scrupuleux, à Argenteuil

Des répulsifs contre les SDF.(Rapporté par les médias du vendredi 24 et du 25 août 2007)
C’est incroyable et pourtant vrai. Le maire d’Argenteuil (Val-d’Oise) s’est procuré des produits toxiques et répulsifs nauséabonds appelés ‘Malodore », non pour chasser les rats, mais pour déloger des SDF.

Depuis trois ans, le maire Georges Mothron prend chaque été un arrêté pour interdire le centre d’Argenteuil aux SDF. Cette année, il a fait un pas en avant. Il s’est procuré du « Malodore » pour éloigner les SDF vivant notamment aux abords du centre commercial au cœur de la ville.
Selon plusieurs sources, la mairie a demande en juillet à ses agents de la voirie d’asperger de répulsif les lieux de prédilection des SDF dans le centre-ville. Mais elle a essuyé un refus net des employés municipaux. Car ils veulent bien « chasser des rats mais pas de SDF », raconte un agent de la mairie sous couvert d’anonymat.
Suite à ce refus, une partie du répulsif a été donnée à des agents d’entretien de la galerie marchande « Côte Seine » qui ont fait le nécessaire pour la diffuser au niveau des sorties de secours du centre commercial où les SDF ont leurs habitudes……

Bien qu’il suspendît provisoirement l’utilisation du produit, quelques jours plus tard, l’attitude du maire d’Argenteuil envers les SDF, est non seulement contraire à la dignité humaine, mais encore scandaleuse et condamnable au plus haut degré.
Aussi, se pose-t-on des questions. Surtout que l’on parle, les derniers temps, des changements, de plus de justice et d’humanité. Or, dans un nombre considérable des localités de France, les maires font la loi. Ils se comportent comme des dictateurs, sans les moindres scrupules, et bafouent la démocratie et les valeurs de la République…..

22 août 2007

FRANCE: Tension à Gélaucourt


Article publié dans les DNA , nr 188, du Dimanche 12 août 2007.

L’Enfer derrière les pots de fleurs
« Gélaucourt, bucolique village lorrain, star des concours de fleurissement. Mais derrière le vernis règne une guerre ouverte entre certains habitants et le maire, accusé de harcèlement.

L’ambiance délétère qui règne à Gélaucourt s’affiche dès l’entrée de la commune : ,,Ici vit, à 85 ans, la doyenne du village, qui subit au quotidien dénigrement et harcèlement depuis 30 ans,,.
A l’intérieur de sa ferme, Marie Guyot, une vieille dame souriante, dresse un sombre bilan de son existence : ,,Mon cauchemar dure depuis 1980. ,, La cible de sa rancœur, c’est le maire du village, un ,,dictateur,, qui a récemment fait ôter le lampadaire devant sa maison pour y mettre une vigne.
Un peu plus loin, les pancartes se multiplient. ,, La règle du village : soumission ou punition,, ou encore ,,des fleurs pour cacher le lisier,, Des attaques ,,difamatoires,, qui sont l’œuvre de ,,familles sans fierté pour leur village’’, commente Michel Capdevieille, le maire de Gélaucourt. ,,C’était le village le plus crade de France. J’en ai fait quelque chose de bien’’, estime-t-il, fier des 1300 espèces de fleurs recensées dans ,,sa’’ commune.
Sur les 73 habitants, seule une minorité combat le maire, ce qui explique qu’il soit réélu depuis 32 ans. Mais les opposants sont très remontés. ,,Il y a 12 ans, il m’a mis un PV chaque semaine parce que des ordures dépassaient de ma poubelle’’, se souvient Alain Pierre, un commerçant, adjoint au maire pendant 18 ans.
Et les habitants d’énumérer des arrêtés municipaux interdisant aux poules de divaguer, aux couples de s’ébattre dans le parc public ou obligeant le balayage des caniveaux ,,tous les dimanches matin pour 9h’’
Fréquemment, les litiges se terminent devant les tribunaux. ,,C’est toujours notre parole contre la sienne. Mais, comme il est maire, on ne vaut plus rien’’, regrette Aurelie Parisot, une enseignante dont le mari est trésorier de l’Association de défense des droits des citoyens de Gélaucourt. ».

Ce genre des faits où des maires, souvent sans scrupules, se comportent en de véritables dictateurs, en compliquant l’existence des habitants , font, hélas, légion en France et y montrent la dérive dangereuse de la démocratie locale. (voir égalemant : Jérémiade du 07 août 2007 : France : Une histoire navrante ; et Jérémiade du 09 août 2007 : France : La Démocratie locale en déclin.

09 août 2007

FRANCE: La Démocratie locale en déclin


La France est, depuis plusieurs décennies, à la dérive ! La société civile française en pâtit et manifeste de plus en plus son raz le bol d’une situation qui se dégrade, d’année en année, au point de devenir intolérable. On désigne habituellement, comme cause de cette situation, la désuétude du système politique français qui tourne le dos à la démocratie. Aussi, la classe politique est-elle rejetée, de plus en plus, par l’opinion publique du pays. Le comportement incohérent de l’électorat l’atteste. Le manque d’engouement des citoyens ordinaires pour exercer leurs droits électoraux, ainsi que l’empressement, d’un plus en plus grand nombre parmi eux, de donner ostensiblement leurs votes à des formations politiques extrémistes, en est les preuves. La démocratie française chancelle !

La prise du pouvoir de Nicolas Sarkozy semble être un espoir pour la France. Son programme politique, sa démarche en vue du rassemblement des Français et de réduction des clivages, son choix d’une démocratie consultative, ouverte à tous, son attachement aux valeurs humanistes de justice et de respect de l’individu, ainsi que son remarquable dynamisme, sont encourageants au plus haut degré. Aussi, depuis plusieurs mois, la France semble-elle, engagée dans un grand mouvement de changement !

Or, le déclin de la France, sur lequel s’accordent désormais trois Français sur cinq, est de plus en plus visible, hélas, sur le plan des structures locales et régionales. En effet, la démocratie y dérape dangereusement, depuis des années, au point de lasser les Français . Les temps des élus locaux, à dimension humaine, qui “doivent mettre de la chaleur humaine et du coeur entre l’administration et les administrés” comme les définissait un homme politique alsacien, sont révolus. Le concept démocratique qui voulait que les élus exerçassent leurs pouvoirs “pour et par leurs électeurs” n’est qu’une réminiscence. Les tribuns d’antan ont presque disparu. L’esprit de caste, caractérisant la société française en général, ainsi que les “clanismes” malfaisants, qu’abondent dans le monde politique et social, et qui minent la démocratie, accaparent de plus en plus des dirigeants de villes et de communes de France. Des démagogues, souvent immoraux et psychopathes, d’un quotient intellectuel médiocre, des arnaqueurs politiques, de petits dictateurs sans scrupules, usent de toutes sortes de manigances et s’emparent du pouvoir, dans des villes et des villages où ils l’exercent autocratiquement en mettant souvent en défaut les électeurs. Ils y constituent de véritables coteries, pour soutenir leurs propres intérêts et pour se maintenir au pouvoir, en employant toutes sortes de stratagèmes Le nombre croissant des mises en examens, pour fraudes et abus de pouvoir, d’élus locaux, l’atteste.

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07 août 2007

France: Une histoire navrante


C’est une histoire à la fois sombre et sordide, convenant parfaitement, par sa nature, aux lamentations des « Jérémiades de H.B », qui montre les défaillances de la démocratie locale. Elle se passe à ECKBOLSHEIM, petite ville de la Communauté Urbaine de Strasbourg.

Il s’agit d’un litige qui oppose, depuis cinq ans, un citoyen de la localité, âgé actuellement de 84 ans, au Maire qui est vice-président, à la fois, de la Communauté Urbaine de Strasbourg et du Conseil Général du Bas-Rhin.

Voici brièvement les faits portés à la connaissance des lecteurs des « Jérémiades de H.B. », par le souffre-douleur, lui-même :

« Nous habitons, mon épouse et moi, à Eckbolsheim, une petite ville faisant partie de la Communauté Urbaine de Strasbourg. Nous y avons acquis notre maison, il y a trente ans, pour finir paisiblement notre vie, bien remplie, tant sur le plan professionnel que sur celui socioculturel, qui m’a valu, d’ailleurs, la nomination dans l’Ordre National du Mérite.

Nous y avons passé, des années heureuses, au milieu de nos trois enfants et de nos cinq petits enfants, jusqu’en 2001, lorsque le Maire de la localité décida de faire remplacer, du jour au lendemain, sans notre avis, un bac à fleurs existant sur un emplacement exigu, tout près de ma maison, par deux conteneurs de tri d’ordures ménagères.

A partir de ce jour notre existence devint un véritable cauchemar.

En effet, sur un emplacement d’une surface d’à peine quelques mètres carrés, où se trouve déjà une cabine de transformation de l’Electricité de Strasbourg, situé dans un carrefour étroit de trois ruelles, les deux conteneurs furent installés à moins d’un mètre de la clôture de ma propriété et à quelques mètres de la maison d’habitation ; et, de surcroît, de la cuve à mazout.
De ce fait, nous subissons quotidiennement toutes les pollutions et les nuisances, inhérentes à l’utilisation des conteneurs de collecte d’ordures : les bruits assourdissants de verre brisé, à toute heure de la journée et parfois de la nuit ; les éclats provoqués lors des vidanges quotidiennes des conteneurs, par les camions-grues ; l’incivilité de certains usagers qui déposent, souvent des déchets, autres que ceux autorisés et parfois mal odorants, dans les conteneurs, et quelques fois à même le sol, tout près de notre clôture ; et, en surplus, nous vivons dans l’épouvante du danger que nous encourons en cas d’incendie des conteneurs, qui pourrait provoquer une véritable catastrophe, vue la proximité de la cuve à mazout.

En 2003, lors d’un début d’incendie de l’un des conteneurs, j’ai attiré en vain, par lettre recommandée, l’attention du Maire sur le fait que l’exiguïté de l’emplacement, ainsi que la proximité des conteneurs de notre maison d’habitation nous font encourir de très grands dangers et de ce fait énormément pâtir.
Comme rien n’était entrepris pour remédier à la situation qui empirait progressivement, j’ai réitéré, au mois de mai 2005, ma demande de faire enlever les deux conteneurs. Mais mon intervention est restée, une fois de plus, sans suite.

Devant l’attitude dédaigneuse du Maire, j’ai résolu de sensibiliser l’opinion publique sur ma situation. A cet effet, j’ai fait publier, dans le journal régional « Les Dernières Nouvelles d’Alsace » du 21 août 2005, un article par lequel j’attirais l’attention des lecteurs du périodique sur les conditions d’existence qui nous étaient imposées.

Cette fois-ci, le Maire de la localité s’était enfin ressaisi. Bénéficiant de son droit de réponse, il répliqua par une insertion dans le même quotidien, le 18 septembre 2007. Son attitude dédaigneuse, ses affirmations ambiguës et captieuses et sa prétention inique de favoriser l’intérêt général à l’aspiration d’un couple de personnes âgées de terminer paisiblement sa vie, nous ont valu de nombreuses lettres de sympathie, de la part d’habitants de la localité et d’ailleurs.

Suite à cette échange, par l’intermédiaire du journal DNA, le Maire m’a fixé un « rendez-vous en mairie pour évoquer le problème ». Retenu par ailleurs, j’ai décliné cette rencontre que je n’avais pas sollicitée.

Par sa lettre du 23 septembre 2005, le Maire, visiblement gêné d’avoir été interpellé par voie de presse, répondit enfin à mes interventions précédentes. Ses allégations étaient cependant malavisées, aléatoires et précaires. (j’avais demandé, dit-il, à notre police municipale de procéder à une enquête de voisinage, afin de pouvoir évaluer objectivement les gênes éventuellement occasionnées par l’utilisation de ces conteneurs……A l’issue de cette enquête, le voisinage directement concerné se déclare satisfait de leur présence, les avantages de proximités l’emportant largement sur quelques rares gênes ponctuelles….)

Le 3 octobre 2005, j’ai répondu à la lettre de M. le Maire et contesté ses affirmations tant sur le fond que sur la forme.

Le 10 octobre 2005, j’ai adressé une lettre personnelle à chaque conseiller municipal, et sollicité leur intervention auprès du Maire pour faire déplacer les conteneurs en litige.

Le 10 novembre 2005, j’ai reçu une réponse écrite collective, mais non signée, que je cite : « Nous tenons tout d’abord à préciser qu’il ne s’agit en aucune manière d’une option prise isolément par le premier magistrat de la Commune, mais bien d’une décision collégiale à laquelle ont souscrit tous les membres de la Municipalité.. »

Le 9 novembre 2005, je me suis adressé, par lettre recommandée, à Monsieur le Président de la Communauté Urbaine de Strasbourg. Ma lettre est restée cependant sans réponse.

Le 27 décembre 2005, j’ai sollicité l’intervention de M. le Préfet de la Région.

Le 20 février 2006, M. le sous-Préfet, Secrétaire Général adjoint, Chargé de l’Arrondissement chef-lieu et de la Politique de la ville, me fait savoir : « Votre courrier a retenu toute mon attention et je comprends bien votre souci. J’ai donc demandé aux services compétents qu’il fasse l’objet d’un examen circonstancié…………………
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Pour autant, je ne mésestime pas la réalité des nuisances que vous subissez. J’observe toutefois que les services municipaux, seuls compétents dans ce domaine, ont essayé, autant que faire se peut, d’en réduire au maximum l’impact ».

Le 8 septembre 2006, je me suis adressé, par lettre recommandée, à Monsieur le Procureur de la République, du Tribunal de Grande Instance de Strasbourg. Après l’enquête entreprise par la Gendarmerie de Wolfisheim , le Procureur de la République me fait savoir, le 25 janvier 2007, que « l’examen de cette procédure n’as pas démontré l’existence d’une infraction pénale « . Il m’invite de « poursuivre moi-même la procédure en me constituant partie civile devant la juridiction d’Instruction ou de jugement… »

Le 16 janvier 2007, je me suis adressé à Monsieur le Président du Conseil Général, qui, ironie du sort, venait justement de prendre position, à l’occasion de l’examen, par l’Assemblée Nationale, du projet de loi concernant « la protection des majeurs ».

Le 6 mars 2007, le Président du Conseil Général répond à ma lettre, par l’intermédiaire de son Directeur du Cabinet qui m’informe : « Je tenais à vous informer, même si c’est avec quelque retard que (M. Le Président du Conseil Général) s’en est entretenu avec le maire de votre commune, qui est seul compétent dans ce domaine… »

Après avoir entrepris, sans succès, les démarches auprès de la plupart des collectivités locales et départementales, je me suis adressé, in extremis, le 23 juillet 2007, à Monsieur le Président du Conseil Régional dont la réponse ne m’était pas encore parvenue à la date d’insertion du présent récit………

Cette affaire continue à nous empoisonner la vie . Elle illustre bien l’esprit « clanique » et la pensée unique qui règnent dans certains milieux régionaux où la démocratie et l’humanisme sont visiblement bafoués. Je suis, cependant, déterminé de poursuivre ma lutte jusqu’à mon dernier souffle……

J’invite mes concitoyens d’Eckbolsheim et tout particulièrement les personnes, éprises de justice et de démocratie qui prennent connaissance de ce récit, de se rendre sur place, au carrefour des rues, de la Croix, de Saverne et de Guynemer, y constater de visu l’affront qui m’est fait et, le cas échéant, d’agir, en leur âme et conscience, sachant que ce qui m’arrive, à moi, aujourd’hui, pourrait leur arriver, à eux aussi, un jour ! «