La crise, que passe la France, est considérée comme étant une des plus graves de son histoire, du fait de sa nature complexe, à la fois morale, spirituelle, civique et identitaire. Les raisons, multipliées à travers plusieurs décennies, sont nombreuses et d’ordres différents : le déclin de la classe politique; la faillite du système d‘alternance et le clivage démesuré entre la droite et la gauche; la politique de l’immigration incontrôlée; les impacts philosophiques des mouvements sociaux de 1968 qui eurent comme conséquences: la déliquescence de la citoyenneté et des valeurs morales et spirituelles traditionnelles; la dévalorisation du travail ; la corruption; la déchéance des mœurs; l’augmentation incessante de la violence et de la délinquance; etc… La Démocratie française est menacée !
Or, la campagne présidentielle 2006/2007 a marqué un tournant décisif : après vingt-cinq ans de désenchantement, de scepticisme, de ressentiment, de désengagement, la politique est de retour. De nouveau, les Français s’intéressent, se passionnent, participent. Le paysage politique se métamorphose et retrouve ses couleurs. La campagne qui a précédé l’élection présidentielle a été suivie avec une attention croissante, attestée par les audiences exceptionnelles des émissions politiques, par les inscriptions massives sur les listes électorales, la participation électorale quasi-record, de 85%, lors du premier tour. Le redressement de la France paraît désormais possible.
Nicolas Sarkozy, président de la République, issu haut la main de l’élection du 6 mai 2007, en a pris solennellement l’engagement. Dans la déclaration faite après sa victoire, il a réaffirmé, haut et fort, sa détermination « de changer la France, de rompre avec les idées, les habitudes et les comportements du passé » . Il a prôné » la morale, l’autorité, le respect la réhabilitation du travail, la remise à l’honneur de la nation et de l’identité nationale et de rendre aux Français la fierté de la France. » Les engagements pris par le nouveau président de la République sont appréciables au plus haut degré. Ils répondent, effectivement, aux attentes de la majeure partie des Français.
Le redressement de la France exige, cependant, la prise de conscience collective, la mobilisation générale et l’implication de tous les Français dans un projet de réformes profondes de l’Etat et de la société, ainsi que dans la nécessité d’agir avec discernement, pour changer les mentalités et pour faire revivre les valeurs morales, spirituelles et civiques en constante dégradation depuis plusieurs décennies. Or, le changement en profondeur de la France, préconisé par le nouveau pouvoir, passe inéluctablement par l’Education et l’Instruction, qui font de plus en plus défaut à la société française actuelle et qui devraient être dispensées à tous azimuts (familial, scolaire, social etc.…)
L’Education des enfants et des adolescents. Du fait de la mixture des cultures et des mœurs, de dernières décennies, due, entre autres, à l’augmentation démesurée du flux migratoire et à la lassitude des pouvoirs publics, l’éducation civique et morale, d’une partie de la jeunesse française, est défaillante au point de mettre, aujourd’hui, en danger la démocratie. Même si l’éducation des jeunes incombe habituellement aux milieux familial et scolaire, il faut que la société tout entière (institutions socioculturelles, médias, audio-visuelles etc…) prenne aujourd’hui conscience du problème et s’y investisse en soutien aux familles et aux écoles. La tâche s’avère laborieuse à tel point que sa réalisation demande une synergie des forces: famille, corps enseignant, associations socio-éducatives, pouvoirs publics, etc…. L’Etat, en premier, doit s’engager davantage en soutenant financièrement les mères au foyer et les associations qui consacrent leurs activités à l’éducation et à l’instruction et en encourageant la coopération étroite entre parents, enseignants et éducateurs associatifs. Les contacts réguliers entre ceux-ci permettraient, à la fois, à sensibiliser les parents, eux-mêmes, sur les différents aspects de l’éducation, et à sortir, les uns et les autres, de leur isolement et de leur désarroi actuel. Il faudrait aussi que le corps enseignant et éducatif adapte sa pédagogie aux exigences de la situation et de leur nouvelle tâche. Il serait indispensable d’augmenter les pratiques à caractère culturel, artistique et littéraire, ainsi que sportives, dans le cadre scolaire et associatif. En effet, ces activités non seulement adoucissent les mœurs, mais aussi, par le fait des interactions qui s’y produisent, elles permettent aux jeunes le développement de leur sens moral et social.
Le service civique obligatoire. Avec la suppression du service militaire obligatoire, la France a perdu un important facteur de renforcement de son identité nationale. Un service civique obligatoire permettrait, à coup sûr, d’y remédier En effet, une période de quelques mois de vie communautaire, située avant le passage à l’âge adulte et à la vie active, serait pour les adolescents français, filles et garçons, une remarquable occasion de prise de conscience de leur appartenance à la communauté nationale qui leur offre des droits mais qui exige, en contre partie, également, des devoirs. Elle permettrait, de surcroît, à renforcer la cohésion sociale du pays.
Le service civique comporterait deux parties : - 1. Quelques mois de formation complémentaire, de recyclage ou de perfectionnement professionnel, en vue d’une meilleure adaptation à la vie active, et d’instruction civique et sociale; - 2. Stages pratiques de plusieurs mois dans des institutions publiques ou privées, à caractère social, pour y exécuter des travaux d’intérêt général, social ou humanitaire, aux choix des stagiaires.
La pédagogie de l’exigence et de l’exemple. Le changement des mœurs, des mentalités et, par conséquent, des comportements, qu’on souhaiterait appliquer en France, exige la participation de tous les citoyens français, épris de liberté et de démocratie, conscients de la situation morale et sociale actuelle, - tout particulièrement de la jeunesse -, et des dangers qu’elle encourt pour l‘avenir de la nation.
Les réformes de grande envergure ne peuvent être réalisées que par l’investissement effectif de tous. Les lois et les règles de conduite, qui assurent les bonnes mœurs et le fonctionnement d’une communauté, doivent être appliquées et respectées par tous, sans ménagement aucun. Pour ce faire, ce ne sont pas uniquement les parents, les enseignants et les éducateurs qui sont impliqués mais également l’ensemble de la communauté. Les principes moraux devraient être présents dans tous les rapports sociaux, une exigence commune à l’ensemble des citoyens, et une référence pédagogique pour la jeunesse.


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