16 décembre 2007

France: DERAPAGE DE LA DEMOCRATIE


La démocratie, dit Larousse, est le gouvernement où le peuple exerce la souveraineté. La notion souffre cependant des excès de signification mais dans le système de Démocratie représentative des citoyens, telle qu’elle est pratiquée dans de nombreux pays, tout particulièrement en Europe, les décisions issues des scrutins librement exprimés deviennent indéniables pour tous les citoyens, sans exception. C’est la règle inexorable du gouvernement démocratique.

Or, on observe, depuis plusieurs décennies, dans certains pays démocratiques, tout spéciale- ment la France, des dérapages regrettables. Le suffrage universel, instauré définitivement en France le 5 mars 1848 mais devenu effectif seulement le 21 avril 1944, est attribué à tous les citoyens du pays. Ceux-ci l’exercent, d’une façon directe , pour élire le Président de la République et les députés, qui sont leurs représentants à l’Assem- blée nationale. Ils participent, également, d’une façon indirecte, par le truchement de collectivités et de certaines associations, à l’élection des sénateur, membres du Sénat. Les deux institutions, Assemblée nationale et Sénat, constituent le Parlement. C’est le système le plus courant pour que le peuple puisse exercer sa souveraineté.

Le président de la République est élu pour ses projets de gouvernement du pays qu’il présente durant la campagne électorale qui précède son élection. Celui-ci s’entoure d’une Majorité de députés et de sénateurs, nomme un Premier ministre et constitue un Gouvernement qu’il charge à réaliser les projets pour lesquels il a été élu par le peuple. Par conséquent, les institutions mises en place ex- priment, durant la législation, la volonté politique de la majorité d’électeurs. Les règles démocratique exigent que la minorité respecte la décision du suffrage universel tout en exerçant son droit d’oppo- sition constructive, dans l’attente de nouveaux scrutins Or ce n’est pas toujours le cas. Il y a de plus en plus d’abattements à ces règles qui font déraper la Démocratie

La France souffre, depuis plusieurs décennies, de l’inadaptation de son système politique et de son modèle social aux exigences des temps modernes..
L’élection d’un nouveau président de la République a donné, à de nombreux Français, un espoir de changement profond du pays. Nicolas Sarkozy a été élu sur des projets de réformes, largement explicités durant la campagne électorale. Par ailleurs, la plupart des parlementaires soutiennent les réformes nécessaires proposées par le président. Dès son élection, ce dernier s’était lancé, à corps et âme, à des reformes qui, selon lui, de- vraient conduire aux changements, de fond en comble, non seulement du pays mais aussi des menta- lités de beaucoup de Français.
Or, les mouvements sociaux, du dernier trimestre de 2007, ont montré combien est difficile de réformer la France. Que la démocratie y est chancelante. Que le sens social manque à de nombreux Français et que l’intérêt général est annihilé par des intérêts mesquins, individuels et corporatifs. C’est ce que révèle la plupart des grèves et des manifestations qui ont troublé le pays durant cette période.


Depuis la rentrée du mois de septembre, la France est en bouillonnement. Non seulement à la suite de nombreuses réformes que le gouvernement a fait voter par le parlement, conformément aux engagements pris par le président de la République, mais surtout par les mouvements de grève et les manifestations de rue, d’une partie de la population qui conteste ces réformes.
C’est un phénomène typiquement français qui s’exporte, hélas, dans d’autres pays de l’Europe, comme la Belgique et l’Italie, de contester avec véhémence les mesures prises par le pouvoir.. En effet, des associations à caractère social ou socioprofessionnel, de toutes sortes, parfois créées ad hoc, auxquelles s’associent certaines corporations et communautés et, souvent, soutenues par des partis politiques de l’opposition, contestent les décisions prises démocratiquement par le gouverne- ment. Des meneurs de foules, habiles mais sans scrupules démocratiques, démagogues et populistes, font sortir des gens dans la rue, organisent des grèves et des manifestations souvent violentes, pour en apitoyer d’autres et pour faire pression sur le pouvoir. Ces mouvements, que Nicolas Sarkozy appelle « chantage de la rue », sont devenus redoutables en France. Ils ont fait chuter jusqu’ici de nombreux gouvernements.
Durant plusieurs semaines la France a vécu au ralenti, sous la pression, les menaces et les turbulences. Les nombreuses grèves, manifestations et autres mouvements sociaux tourmentèrent non seulement la population dans sa vie quotidienne, privée et professionnelle, mais encore ils perturbèrent les activités économiques du pays. Les neuf jours de grèves, qui ont paralysé la France, durant le mois de novembre 2007, ont coûté près de deux milliards d’euros,.
Le droit des travailleurs français de se mettre en grève et de manifester leur mécontentement, lorsque leurs intérêt légitimes sont en péril, est un droit constitutionnel, reconnu et exercé dans la plupart des pays démocratiques. Mais, la prolifération démesurée et la répétition incessante de grèves et de manifestations, de contestations, souvent injustifiées, et surtout les conséquences subies par l’économie du pays et par la population, permettent de se poser des questions sur le caractère démocratique de certaines associations sociales et socioprofessionnelles, ainsi que de certains mouvement sociaux qui vont carrément à l’encontre des intérêts du pays et de ses habitants. Un nouveau modèle social, mieux adapté à notre temps, s’impose ! .

FRANCE: Dérapage de la Démocratie

12 décembre 2007

Un dossier ouvert:LES TZIGANES DE L'UE


Les délits commis par les Tziganes se multiplient, de plus en plus, en nombre et en gravité, dans tous les pays de l’Union européenne. Les médias en font souvent état.
L’agression mortelle dont a été victime, le 30 octobre 2007, Giovanna Reggiani, une femme de 45 ans, épouse d’un officier italien de marine marchande, imputée à un jeune roumain d’origine tzigane, a ému toute l’Italie au point que les autorités du pays aient pris des mesures drastiques d’expulsion.

A peu près en même temps, vingt enfants et de dizaines d’adultes ont été retenus en Espagne, à Valence, et accusés de centaines des vols, commis les derniers mois. Les adultes employaient les mineurs de douze ans pour commettre les vols, sachant que les enfants ne pouvaient pas être condamnés. Après avoir été pris en flagrant délit, les mineurs furent internés dans un centre de rétention d’où ils ont été frauduleusement retirés, par leurs aînés, sur la base de faux papiers.

En France, également, les exploits scandaleux, provoqués quotidiennement par cette population indisciplinée, deviennent inquiétants . Dernièrement, deux couples de Roumains, d’origine tzigane, ont été interpellés pour avoir proposé, le 11 novembre 2007, deux nourrissons jumeaux à la vente, pour 5000€ chacun, à des gens du voyage du camp de Romescamp (Oise). Ils leur auraient également proposé d’acheter un enfant pas encore né.

L’Allemagne, comme d’ailleurs la plupart des pays de l’Union européenne, sont également victimes de toutes sortes de méfaits et délits, commis par cette ethnie, qui menacent de plus en plus l’ordre et la paix publique.

Aussi, serait-il temps que l’Union européenne se saisisse d’urgence du problème et trouve une solution équitable, opiniâtre mais, en même temps, humaine.

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Une population réfractaire. Répandus actuellement partout dans le monde, les Tziganes (ou Roms ou bien Rroms) sont presque les seuls nomades qui ne soient ni pasteurs ni conquérants. Même lorsqu’ils sont sédentaires, de gré ou de force, ils demeurent profondément marqués par le nomadisme ancestral. Malgré les vicissitudes de leur histoire, ils sont parvenus, néanmoins, à rester eux-mêmes et à conserver leur mode de vie, leurs mœurs et, dans une certaine mesure, leur langue originelle. Le romani ou romanes, dont la similitude avec le sanskrit et certaines langues vivantes actuelles de l’Inde centrale ou de la région de l’Indus, confirme l’origine indienne des Tziganes. Le premier témoignage, sur leur exode, date de l’an 950, lors de leur arrivée en Iran. C’est un récit qui les décrit comme étant des nomades musiciens, quelque peu pillards, hors-la-loi, tout à fait rebelles à l’agriculture. De l’Iran, ils s’étaient répandus, durant plusieurs siècles, dans les Balkans et dans les pays roumains au nord du Danube. Au début du XVe siècle, sans doute pour échapper aux guerres entre Byzantins et Ottomans, plusieurs tribus tziganes s’étaient remises en mouvement vers l’Europe centrale et occidentale. Grâce à des passeports du roi de Bohême, ils avaient pu circuler en Hongrie, en Autriche, en Allemagne et en Suisse. Puis, pendant le même siècle, des Tziganes furent signalés dans tous les pays de l’Europe. Il semble bien que leurs difficultés d’adaptation et leur conduite gênante, dans les pays d’accueil, fut la cause de leur déportation dans les colonies d’Afrique et d’Amérique. Les Espagnols, les Portugais et les Britanniques furent les premiers à tenter de se débarrasser de cette population considérée comme étant très incommode et réfractaire..
Le nombre des Tziganes, actuellement dans le monde, ne peut pas être évalué avec précisi- on. Une population, estimée à plus de cinq millions de personnes, vivait, jusqu’à nos jours, éparpillée dans tous les pays de l’Europe centrale et orientale, dont plus de la moitié en Roumanie et dans les pays balkaniques.

La marginalisation à outrance. Leur caractère originel oriental, leur genre de vie, et surtout leur inadaptation aux lois et aux moeurs des gens des pays d’accueil, avaient rendu difficiles, par- tout, les rapports entre les Tziganes et les Gadjo (non Tziganes). En effet, dans tous les pays qu’ils parcouraient, les groupes de Tziganes nomades s’étaient livrés à des rapines, des pillages et des vols. Encore de nos jours, ils sont décriés, vilipendés et marginalisés dans tous les pays de l’Europe centrale et orientale. Le terme même de tzigane indique un fraudeur, un être abject, méprisable et dangereux. Depuis très longtemps, les pouvoirs publics de certains pays avaient tenté vainement de les sédentariser. La Hongrie, notamment, sous le règne de Joseph II (1765-1790), avait essayé, sans grand succès, à les faire renoncer à leur vie nomade en leur offrant des aides importantes d’in- stallation. Dans les deux principautés roumaines, Moldavie et Valachie, les Tziganes furent asservis durant tout le moyen âge sur les domaines des princes ou des boyards roumains. Il est vraisemblable que certains parmi eux s’y soient même assimilés avec d’autres ethnies en même état de servage comme eux. La physionomie de nombreux gens de ces régions l’atteste. Ce n’est qu’entre les deux guerres mondiales que des groupes des Tziganes s’installèrent enfin dans des cités de pauvreté, des quartiers périphériques des villes ou sur des terrains vagues et incultes près des villages, à l’écart de la population autochtone, dans des habitations construites de bric et de broc, grouillant d’enfants qui additionnaient les handicaps sociaux.

La redécouverte de l’Occident. L’existence des Tziganes des pays de l’Europe centrale et orientale ne s’était pas beaucoup améliorée après la guerre de 1940-45, durant laquelle l’ethnie, soumise aux persécutions nazies, avait payé un très lourd tribut. Pendant la période de régime communiste, allant de 1945 à 1990, les Tziganes s’étaient montrés beaucoup plus indociles à l’égard du régime que les autres habitants de leurs pays. Ils posèrent de sérieux problèmes à leurs dirigeants. Aussi, les prisons y furent bondées de Tziganes, incarcérés moins pour des raisons politiques que pour des délits de droit commun et des fraudes de toutes sortes. Les premiers Tziganes de l’Europe de l’est, qui aient franchi les frontières des pays occidentaux, en particulier d’Autriche et d’Italie, vers 1970, furent originaires de Yougoslavie. Puis, autours de 1980, ce fut au tour des Tziganes roumains d’envahir, en masse, l’Europe occidentale.
On se souviens que durant le régime communiste de Nicolae Ceausescu, le gouvernement avait tenté, à plusieurs reprises, à insérer les Tziganes dans la communauté roumaine, à les sédentariser et à les alphabétiser. On leur avait, à cet effet, proposé de nombreux logements aban- donnés lors de l’immigration de Banat et de Transylvanie d’une partie de la population allemande et hongroise. Certains Tziganes furent même occupés à des tâches surtout ingrates et quelques-uns parmi eux se sont même imposés dans les structures du régime. Mais il semble que l’expérience de l’insertion ait échouée car vers 1980 le gouvernement roumain changea d’attitude. On fit ouvrir les frontières et on incita les Tziganes à s’expatrier. Les prisons roumaines se vidèrent alors de tous les Tziganes. On les libérait pour une simple déclaration écrite de renoncement à la citoyenneté roumaine, et on les conduisait même, par des avion roumains Tarom, jusqu’en Autriche ou ils étaient pris en charge dans les camps de réfugiés des Nations Unies. De là, les Tziganes roumains se dispersaient rapidement, en tant que réfugiés politiques, dans tous les pays de l’Europe occidentale. L’émigration des Tziganes des autres pays de l’Europe centrale et orientale a commencé surtout après 1980. D’abord des Tziganes bulgares, puis quelques années plus tard fut le tour des Tziganes du Kosovo de quitter leur région en masse, Les immigrés tziganes de Hongrie, Slovaquie et de la République Tchèque sont les moins nombreux. Il est à remarquer que le changement de régime survenu depuis 1990, dans les pays d’origine des Tziganes n’a endigué nullement leur flux des vers l’Europe occidentale. Par contre, il s’est intensifié malgré certaines mesures prises en leur faveur. Dans certains pays, comme la Roumanie, l’émigration des Tziganes est soutenue par les nouveaux gouvernements car elle apporte au pays, selon la banque nationale roumaine, plusieurs milliards d’euros par an.
Un problème ardu. Le nombre des Tziganes de l’Europe centrale et orientale, vivant léga- lement ou illégalement en Occident, est estimé aujourd’hui à environ trois millions de personnes. Un certain nombre , - surtout ceux qui sont arrivés depuis plusieurs décennies-, s’est sédentarisé. Quelques-uns sont mêmes propriétaires de leur logement. La majeure partie mène cependant une existence précaire. Ils vivent encore dans des camps improvisés sur des terrains vagues, à proximité de quelques grandes villes européennes. Où qu’ils se trouvent, les Tziganes restent, néanmoins, attachés à leur nomadisme ancestral. Ce péché qu’on leur avait tant reproché dans leurs pays d’origine ne les quitte pas. Ils ne peuvent pas demeurer longtemps à la même place. Ils changent fréquemment de ville et de pays et donnent ainsi du fil à retordre aux pouvoirs publics des pays d’accueil. Quoi que l’on puisse penser, les Tziganes ne sollicitent presque plus, actuellement, l’aide sociale publique dans les pays ou ils sont établis. Ils se débrouillent pour vivre par leurs propres moyens. L’opinion assez généralement répandue, qu’ils n’auraient guère d’autres ressources d’existence que la mendicité et les larcins, est erronée. La mendicité, pratiquée surtout par des femmes et des enfants, -rarement par des hommes-, ne constitue plus qu’une source minime d’existence.
Le procédé de la mendicité a fait cependant son temps. Il a été particulièrement lucratif, dans les années 1990, pour la plupart des Tziganes roumains exilés dans les pays occidentaux. Profitant des événements sanglants qui s’étaient déroulés dans leurs pays d’origine, ils avaient tiré parti en faveur de l’émotion qu’avait éprouvée l’opinion publique européenne. Pendant plusieurs années, aucun pays occidental n’avait été épargné de la campagne de mendicité organisée systéma- tiquement dans toutes les villes et les villages de l’Europe occidentale. Des sommes considérables avaient été ainsi collectées et, dans leur majeure partie transférées dans leurs pays d’origine. D’une façon générale, les Tziganes de l’Europe centrale et occidentale, demeurant en Occident, y trouvent actuellement d’autres moyens de subsistance. Ils vivent, dans la plupart des cas, des expédients et surtout des commerces ambulants plus ou moins réguliers. Hommes et femmes conservent, cependant tous une incontestable inclination ancestrale pour toutes sortes d’indélicatesses. Roublards, futés et rusés, constamment sur leur garde, ils sont maîtres dans la simulation et la tromperie qu’ils exercent sans scrupules et sans considérations d’ordre moral. Par ailleurs, illettrés et sans qualifications professionnelles, dans la plupart des cas, ils réfutent le travail qui implique peine et fatigue. Néanmoins, les Tziganes sont adroits et industrieux. Les métiers exercés, dans le passé, furent d’une grande diversité. Ils étaient des musiciens renommés, habiles organisateurs des festi- vités. Des orchestres tziganes se produisent encore aujourd’hui dans de nombreux restaurants et auberges des pays de l’Europe centrale et orientale. Ils excellaient également dans les arts du spectacle, notamment dans l’exhibition d’animaux savants: chèvres, chevaux et surtout l’ours. Les montreurs d’ours sont encore assez nombreux surtout dans les Balkans. Les Tziganes s’étaient avérés aussi, depuis longtemps, des travailleurs adroits du métal, de l’étamage du cuivre, selon des techniques pratiquées déjà en Inde.

Une solution européenne: L’Immigration des Tziganes commencée, il y a quelques décennies, se poursuit inlassablement. On conçoit mal, actuellement, une possibilité de la stopper. Encore moins de reconduire les Tziganes dans leurs pays d’origine. Les pouvoirs publics de leurs pays ne sont pas empressés, eux non plus, à effacer les préjugés séculaires à leur égard et à adopter une législation d’exception pour les faire revenir.
Les Tziganes ont redécouvert dorénavant une Europe occidentale bien différente de celle qu’avaient connue leurs ancêtres du moyen âge. La société de la consommation, la vie plus facile, la liberté et la tolérance qu’ils y trouvent, leur promettent une existence sans aucun doute meilleure que celle qu’ils auraient menée s’ils étaient restés dans leurs pays. Aussi, comptent-ils y rester. Le programme européen destiné à l’intégration des minorités s’avère difficile à mettre en œuvre dans le cas des Tziganes. Quant à la « Charte européenne des Droits fondamentaux », votée par le Parlement européen et approuvée par les Etats au sommet de Nice, le 7 décembre 2000, qui incitait à croire à une solution globale des problèmes des minorités et du déplacement des populations, elle n’est pas trop rassurante à ce point. Telle qu’elle a été signée, elle ne revêt que la valeur d’une simple déclaration politique.

La véritable solution du problème des Tziganes ne peut être trouvée que dans le cadre des institutions européennes.
La mise à l’ordre du jour de la question, lors des réunions bilatérales de commissions ou même du Parlement de l’Union européenne, avec la participation de délégués tziganes, désignés à la dérobade, permet, sans aucun doute, de mieux cerner le problème mais non pas de parvenir à une vraie solution.
Il faudrait qu’une réglementation spécifique sur l’insertion des Tziganes dans leurs pays d’accueil respectifs soit établie par la Commission européenne. Qu’elle établisse un projet cohérent, des normes équitables et un financement adéquat .
L’insertion des Tziganes dans les communautés nationales des pays où ils vivent actuel- lement, semble possible à condition de procéder avec résolution et discernement. La tâche primordiale serait de stimuler la vie associative des Tziganes en facilitant leur regroupement dans des communautés, démocratiquement constituées. Ce n’est que dans le cadre de leurs propres structures associatives, où l’interaction joue son rôle, qu’on pourrait alors envisager, comme cela se fait déjà dans certains pays, la mise en place d’actions ponctuelles d’alphabétisation, de formation professionnelle et sociale; par conséquent, d’adaptation des Tziganes à la civilisation des gadjo.

20 septembre 2007

ROUMANIE:Un nouveau Patriarche


Enfin, un changement de Patriarche orthodoxe, en Roumanie. On attendait ce événement depuis très longtemps. Mais en est-il le bon ?

Le Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe roumaine a choisi, mercredi 12 septembre 2007, pour nouveau patriarche, le métropolite Daniel (Ciobotea), de Moldavie et Bucovine. Il succède au patriarche Teoctist, mort le 30 juillet 2007, à l’âge de 92 ans
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Mgr Daniel, 56 ans, est considéré comme étant un réformateur, inventif sur le plan économique, et partisan résolu de l’œcuménisme. Il a fait ses études de théologie orthodoxe à Sibiu et Bucarest (Roumanie), puis la théologie protestante à Strasbourg où il a soutenu sa thèse de doctorat en 1979 -, et catholique à Fribourg-en-Brisgau (Allemagne). Il a prononcé ses vœux monastiques en 1987 et a enseigné à l’institut œcuménique de Bosey près de Genève (Suisse).
Une très rude tâche attend le vénérable prélat. Celle de donner à l’Eglise orthodoxe roumaine un visage nouveau. De la faire sortir, une fois pour toutes, de sa désuétude et de son « orientalisme » suranné dans lequel elle s’est embourbée depuis trop longtemps. En effet, l’Eglise orthodoxe de Roumanie exerce, depuis des nombreuses décennies un rôle plus politique que social et humain. Son engouement auprès des régimes politiques de diverses obédiences idéologiques, qui se sont succédés dans le pays, et même de les servir docilement, comme durant la période communiste de 1946 à 1990, où le clergé orthodoxe, dans son ensemble, collaborait avec la Sécuritatea, police politique roumaine, de triste souvenir, à fait beaucoup ternir son prestige et sa crédibilité auprès de nombreux Roumains.
Il faudrait, qu’à l’avenir l’Eglise orthodoxe roumaine s’investisse davantage à ses nobles missions de gardienne de la morale publique et individuelle et de sauvegarde des âmes, qui lui incombent. Qu’elle s’ouvre davantage sur le monde actuel, dans un esprit de rassemblement œcuménique, et participe plus activement à la sauvegarde de la culture et des valeurs morales et spirituelles de notre civilisation chrétienne qui se trouve actuellement en très grand danger.

04 septembre 2007

TURQUIE: Où va-t-elle?


Le nouveaux président de la Turquie, Abdullah Gül (à droite sur l'image), issu de la mouvance islamiste, a prêté serment mardi, 28 août 2007, et juré fidélité à la République laïque, peu après avoir été élu par 339 des 550 députés du Parlement, dominé par son parti islamique, de justice et du développement (AKP), en dépit de l’opposition des plus sourcilleux défenseurs de la laïcité.

Bien que lors de la cérémonie d’investiture, suivie d’un discours, il se soit engagé à défendre la laïcité et ait appelé à la poursuite des réformes requises par le processus d’adhésion à l’Union européenne, son élection est perçue comme une victoire de l’islamisme sur les tenants les plus intransigeants de la laïcité, soutenus par l’armée.

Dans un climat de tension alimenté par des manifestations contre l’islamisme et une attitude ferme prise par le Parti républicain du peuple (CHP) de Deniz Baykal, porte-étandard du camp laïque, qui a accusé M. Gul de vouloir, une fois devenu président, mettre en œuvre un plan secret d’islamisation du pays, a déjà prévenu qu’il examinerait à la loupe les faits et gestes du nouveau président. De son côté , l ‘armée avec le général Yasar Büyükanit, chef de l’état majeur, en tête , menace d’intervenir en cas de remise en cause de la laïcité.
Que faut-il en penser ?
Quoi qu’affirment certains journalistes et observateurs politiques, qui penchent surtout à croire que le parti l’AKP au pouvoir mènerait une politique modérée, basée sur des valeurs religieuses historiques, la menace islamiste, bien que discutée, semble réelle.. En effet, nombreux faits ambigus et contradictoires démontrent la duplicité du nouveau pouvoir turc. Malgré les engagements pris dernièrement par le nouveau gouvernement de Recep Tayyip Erdogan, de consolider la démocratie et la stabilité économique et à faire avancer le pays dans la voie de l’Union européenne dans le cadre d’une nouvelle constitution plus libérale, respectueuse des libertés individuelles, des faits quotidiens démontrent le contraire. On sait, par exemple, que le Premier ministre, issu du même parti politique que le président, a pratiqué, en tant que maire d’Istanbul, un islamisme des plus durs. Il faisait, notamment, la chasse aux minijupes, interdisait l’alcool dans les établissements dépendant de la municipalité et avait été condamné pour « incitation à la haine religieuse ». Bien que le profil d’Abdullah Gül soit beaucoup plus lisse, il n’empêche que sa femme, Hayrünnisa, et ses filles pratiquent l’islâm avec une très grande ferveur. En effet, elles portent ostensiblement le voile islamique, perçu par le camp laïque comme un symbole de rejet de la laïcité. La montée de l’Islâm. On remarque, également, que depuis un certain nombre d’année l’Islâm augmente son emprise sur la grande majorité des Turcs. Celle-ci confonde souvent, dans son esprit, la religion ancestrale et la glorieuse histoire de l’Empire ottoman pour laquelle elle garde un véritable culte.
Par ailleurs, de nombreux Turcs, islamistes fanatiques, s’accordent de plus en plus mal avec les populations d’autres confessions demeurant dans leur pays. Malgré la visite protocolaire en Turquie, en 2006, du pape Benoît XVI, l’assassinat d’un prêtre italien, les incendies d’églises et de synagogues et, surtout, les témoignages soucieux de résidents d’autres religions de Turquie, l’attestent.

Pour mieux comprendre l’engouement islamique actuel des Turcs et le regard révéré sur leur passé, il faudrait se rappeler que la dynastie des Turcs ottomans avaient entrepris leurs extraordinaires conquêtes au nom de l’Islâm et qu’elle avait même crée plusieurs métropoles islamiques, dont celle de Constantinople (futur Istanbul). En effet, après avoir étendu leur principauté d’origine sur une bonne partie de l’Asie Mineure, au dépens de Byzance, et y chassé ou décimé les Grecques chrétiens, les Ottomans avaient crée leur grand Empire par des conquêtes retentissantes en Asie, où ils s’emparèrent de l’Anatolie orientale (1514) de la Syrie (1516) et ils y atteignirent l’Euphrate. En Afrique, ils occupèrent l’Egypte (1517), ainsi que l’Algérie, la Tunisie et la Tripolitaine. Tandis qu’en Europe, après la chute d’Andrinople (Edirne), en 1360, ils s’emparèrent progressivement de Constantinople, en 1453, de la Thrace, la Macédoine, la Bulgarie. Puis, durant la période de leur apogée, allant de 1453 au 1566, ils poursuivirent leur expansion par les conquêtes de la Serbie, Bosnie, Albanie, Pays roumains, Crimée et Hongrie et assiégèrent Vienne, en 1529. C’est ainsi qu’à la fin du XVIIe siècle l’Empire ottoman turc, agissant au nom de l’Islâm, s’étendait de l’Autriche au golfe Persique, de la mer Noire aux confins marocains. La plupart des populations des régions occupées d’Asie et d’Afrique et de quelques-unes d’Europe (Bosniaques, Albanaises, etc…) furent converties de gré ou de force à l’Islâm. D’ailleurs, pendant une certaine période des sultans ottomans avaient été considérés comme étant à la tête de la religion et Selim Ier (1512-1530) fut même reconnu comme protecteur des lieux saints de Mecque.

Un plan secret d’islamisation de la Turquie. Le renforcement de l’Islâm en Turquie est un fait. Il est attesté , aujourd’hui, par les récents succès retentissants du parti islamiste l’AKP.
Les laïques turcs ont raison à s’inquiéter. Le fait que des islamistes s’infiltrent, de plus en plus, dans tous les rouages de l’Etat justifie encore plus leur crainte de l’existence d’un plan secret d’islamisation de la Turquie.
Ils savent qu’une défaillance dans la cohésion présente de l’armée, considérée comme étant la gardienne de la laïcité, suffirait pour faire basculer l’équilibre instable actuel et instaurer en Turquie un régime islamique excessif. Les coups d’Etat ne manquent pas en Turquie. Le pays en a connu trois, entre 1950 et 1980.

La Turquie et l’Europe. La proclamation de la République turque, en 1923, par Mustafa Kemal, surnommé Atatürk, et l’abolition du califat et le vote des premières lois laïques, en 1924, avaient marqué quelques changements substantiels mais, toutefois, insuffisants pour démocratiser réellement le pays et faire sortir le peuple turc de son archaïsme traditionnel. Les souhaits d’émancipation du pays, manifestés par Atatürk, décédé en 1938, furent poursuivis, cependant, avec moins d’ardeur, par ses successeurs. Ceux-ci rangèrent la Turquie, en 1945, de côté des Alliées, alors qu’elle était restée neutre pendant la guerre. Ce fut une tournante dans l’histoire de la Turquie. Tous les dirigeants qui se suivirent, depuis cette époque, firent semblant de tourner le dos à leur passé asiatique et se trouver des vocations européennes.
Aussi, en 1949, le gouvernement turc s’empressa-t-il à faire adhérer leur pays au Conseil de l’Europe, crée quelques mois avant, à organiser, en 1950, les premières élections libres qui donnèrent la victoire au Parti démocrate, et adhérer également, en 1952, à l’Alliance atlantique. Tandis qu’en 1963, il obtint un accord d’association avec la Communauté économique européenne.
A partir de ce moment, l’Union européenne devint le but majeur de la politique turque. La présence de la Turquie en Europe devint un fait grâce au soutien de quelques pays de l’Union et surtout de celui, sans faille, des Etats-Unis qui considèrent sa situation géographique comme un endroit stratégique pour la défense de l’Occident.

Les visées turques actuelles : Malgré les agissements incompatibles avec les statuts de l’Union et, encore moins, avec les valeurs morales et spirituelles préconisées par celle-ci, la Turquie obtint , en 1995, un Accord d’union douanière avec l’Union européenne. Après quelques réformes démocratiques, sporadiques, dont l’abolition de la peine de mort, le gouvernement turc obtient également, en 2005, l’ouverture des négociations d’adhésion à l’UE.
Il s’avère que la diplomatie turque force son entrée dans l’Union européenne, mais sans accomplir rigoureusement les réformes exigées par l’institution. Un journaliste turc, islamiste, fit récemment, un peu désabusé, une affirmation qui résume bien les velléités du gouvernement turc actuel : « Ce n’est pas à la Turquie de s’adapter aux exigences de l’Union européenne mais à celle-ci de s’accommoder aux réclamations turques ».

Depuis l’arrivée du parti islamiste au pouvoir en Turquie on entrevoit mieux le double jeu de son Gouvernement. C’est le souhait de devenir, à la fois, membre, à part entière, de la Communauté européenne et un des leaders de l‘Islâm international..
Des stratèges politiques turcs estiment la situation présente très favorables pour le Gouvernement de leur pays afin de lui permettre d’y aboutir. Leurs atouts majeurs, pour faire pression sur les dirigeants européens, sont ces quelques millions de leurs ressortissant, établis depuis 1963 dans l’ensemble des pays de l’Union, où ils constituent des communautarismes redoutables, à la fois nationaux et islamistes, et que le Gouvernement turc manipule à sa guise. De surcroît, la plupart de ces ressortissant possède une double nationalité.

Quant à l’islamisation de la Turquie, que craignent certains laïques turcs, n’est, semble-t-il, qu’une question de temps. Des « futurologues » des plus avertis, non seulement turcs mais encore d’autres nations européennes, voient encore plus loin. Selon eux non seulement la Turquie mais encore un bon nombre des pays de l’Europe y serait exposé. Il subirait, à coup sûr, l’islamisation, à moyen ou à long terme. Les communautés turques s’affairent déjà, dans les pays européens respectifs, où ils demeurent, à rassembler les islamistes de toutes ethnies, d’y créer des mosquées, des lieux de cultes et des centres culturels. Avec son adhésion à l’Union européenne, la Turquie investirait l’Europe, pacifiquement. La propagation de l’Islâm, qu’avaient préconisée les Ottomans, dans le passé, s’y ferait alors, inéluctablement, sans même l’utilisation des armes...

28 août 2007

FRANCE: Un maire peu scrupuleux, à Argenteuil


France : Un maire peu scrupuleux, à Argenteuil

Des répulsifs contre les SDF.(Rapporté par les médias du vendredi 24 et du 25 août 2007)
C’est incroyable et pourtant vrai. Le maire d’Argenteuil (Val-d’Oise) s’est procuré des produits toxiques et répulsifs nauséabonds appelés ‘Malodore », non pour chasser les rats, mais pour déloger des SDF.

Depuis trois ans, le maire Georges Mothron prend chaque été un arrêté pour interdire le centre d’Argenteuil aux SDF. Cette année, il a fait un pas en avant. Il s’est procuré du « Malodore » pour éloigner les SDF vivant notamment aux abords du centre commercial au cœur de la ville.
Selon plusieurs sources, la mairie a demande en juillet à ses agents de la voirie d’asperger de répulsif les lieux de prédilection des SDF dans le centre-ville. Mais elle a essuyé un refus net des employés municipaux. Car ils veulent bien « chasser des rats mais pas de SDF », raconte un agent de la mairie sous couvert d’anonymat.
Suite à ce refus, une partie du répulsif a été donnée à des agents d’entretien de la galerie marchande « Côte Seine » qui ont fait le nécessaire pour la diffuser au niveau des sorties de secours du centre commercial où les SDF ont leurs habitudes……

Bien qu’il suspendît provisoirement l’utilisation du produit, quelques jours plus tard, l’attitude du maire d’Argenteuil envers les SDF, est non seulement contraire à la dignité humaine, mais encore scandaleuse et condamnable au plus haut degré.
Aussi, se pose-t-on des questions. Surtout que l’on parle, les derniers temps, des changements, de plus de justice et d’humanité. Or, dans un nombre considérable des localités de France, les maires font la loi. Ils se comportent comme des dictateurs, sans les moindres scrupules, et bafouent la démocratie et les valeurs de la République…..

22 août 2007

FRANCE: Tension à Gélaucourt


Article publié dans les DNA , nr 188, du Dimanche 12 août 2007.

L’Enfer derrière les pots de fleurs
« Gélaucourt, bucolique village lorrain, star des concours de fleurissement. Mais derrière le vernis règne une guerre ouverte entre certains habitants et le maire, accusé de harcèlement.

L’ambiance délétère qui règne à Gélaucourt s’affiche dès l’entrée de la commune : ,,Ici vit, à 85 ans, la doyenne du village, qui subit au quotidien dénigrement et harcèlement depuis 30 ans,,.
A l’intérieur de sa ferme, Marie Guyot, une vieille dame souriante, dresse un sombre bilan de son existence : ,,Mon cauchemar dure depuis 1980. ,, La cible de sa rancœur, c’est le maire du village, un ,,dictateur,, qui a récemment fait ôter le lampadaire devant sa maison pour y mettre une vigne.
Un peu plus loin, les pancartes se multiplient. ,, La règle du village : soumission ou punition,, ou encore ,,des fleurs pour cacher le lisier,, Des attaques ,,difamatoires,, qui sont l’œuvre de ,,familles sans fierté pour leur village’’, commente Michel Capdevieille, le maire de Gélaucourt. ,,C’était le village le plus crade de France. J’en ai fait quelque chose de bien’’, estime-t-il, fier des 1300 espèces de fleurs recensées dans ,,sa’’ commune.
Sur les 73 habitants, seule une minorité combat le maire, ce qui explique qu’il soit réélu depuis 32 ans. Mais les opposants sont très remontés. ,,Il y a 12 ans, il m’a mis un PV chaque semaine parce que des ordures dépassaient de ma poubelle’’, se souvient Alain Pierre, un commerçant, adjoint au maire pendant 18 ans.
Et les habitants d’énumérer des arrêtés municipaux interdisant aux poules de divaguer, aux couples de s’ébattre dans le parc public ou obligeant le balayage des caniveaux ,,tous les dimanches matin pour 9h’’
Fréquemment, les litiges se terminent devant les tribunaux. ,,C’est toujours notre parole contre la sienne. Mais, comme il est maire, on ne vaut plus rien’’, regrette Aurelie Parisot, une enseignante dont le mari est trésorier de l’Association de défense des droits des citoyens de Gélaucourt. ».

Ce genre des faits où des maires, souvent sans scrupules, se comportent en de véritables dictateurs, en compliquant l’existence des habitants , font, hélas, légion en France et y montrent la dérive dangereuse de la démocratie locale. (voir égalemant : Jérémiade du 07 août 2007 : France : Une histoire navrante ; et Jérémiade du 09 août 2007 : France : La Démocratie locale en déclin.

09 août 2007

FRANCE: La Démocratie locale en déclin


La France est, depuis plusieurs décennies, à la dérive ! La société civile française en pâtit et manifeste de plus en plus son raz le bol d’une situation qui se dégrade, d’année en année, au point de devenir intolérable. On désigne habituellement, comme cause de cette situation, la désuétude du système politique français qui tourne le dos à la démocratie. Aussi, la classe politique est-elle rejetée, de plus en plus, par l’opinion publique du pays. Le comportement incohérent de l’électorat l’atteste. Le manque d’engouement des citoyens ordinaires pour exercer leurs droits électoraux, ainsi que l’empressement, d’un plus en plus grand nombre parmi eux, de donner ostensiblement leurs votes à des formations politiques extrémistes, en est les preuves. La démocratie française chancelle !

La prise du pouvoir de Nicolas Sarkozy semble être un espoir pour la France. Son programme politique, sa démarche en vue du rassemblement des Français et de réduction des clivages, son choix d’une démocratie consultative, ouverte à tous, son attachement aux valeurs humanistes de justice et de respect de l’individu, ainsi que son remarquable dynamisme, sont encourageants au plus haut degré. Aussi, depuis plusieurs mois, la France semble-elle, engagée dans un grand mouvement de changement !

Or, le déclin de la France, sur lequel s’accordent désormais trois Français sur cinq, est de plus en plus visible, hélas, sur le plan des structures locales et régionales. En effet, la démocratie y dérape dangereusement, depuis des années, au point de lasser les Français . Les temps des élus locaux, à dimension humaine, qui “doivent mettre de la chaleur humaine et du coeur entre l’administration et les administrés” comme les définissait un homme politique alsacien, sont révolus. Le concept démocratique qui voulait que les élus exerçassent leurs pouvoirs “pour et par leurs électeurs” n’est qu’une réminiscence. Les tribuns d’antan ont presque disparu. L’esprit de caste, caractérisant la société française en général, ainsi que les “clanismes” malfaisants, qu’abondent dans le monde politique et social, et qui minent la démocratie, accaparent de plus en plus des dirigeants de villes et de communes de France. Des démagogues, souvent immoraux et psychopathes, d’un quotient intellectuel médiocre, des arnaqueurs politiques, de petits dictateurs sans scrupules, usent de toutes sortes de manigances et s’emparent du pouvoir, dans des villes et des villages où ils l’exercent autocratiquement en mettant souvent en défaut les électeurs. Ils y constituent de véritables coteries, pour soutenir leurs propres intérêts et pour se maintenir au pouvoir, en employant toutes sortes de stratagèmes Le nombre croissant des mises en examens, pour fraudes et abus de pouvoir, d’élus locaux, l’atteste.

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07 août 2007

France: Une histoire navrante


C’est une histoire à la fois sombre et sordide, convenant parfaitement, par sa nature, aux lamentations des « Jérémiades de H.B », qui montre les défaillances de la démocratie locale. Elle se passe à ECKBOLSHEIM, petite ville de la Communauté Urbaine de Strasbourg.

Il s’agit d’un litige qui oppose, depuis cinq ans, un citoyen de la localité, âgé actuellement de 84 ans, au Maire qui est vice-président, à la fois, de la Communauté Urbaine de Strasbourg et du Conseil Général du Bas-Rhin.

Voici brièvement les faits portés à la connaissance des lecteurs des « Jérémiades de H.B. », par le souffre-douleur, lui-même :

« Nous habitons, mon épouse et moi, à Eckbolsheim, une petite ville faisant partie de la Communauté Urbaine de Strasbourg. Nous y avons acquis notre maison, il y a trente ans, pour finir paisiblement notre vie, bien remplie, tant sur le plan professionnel que sur celui socioculturel, qui m’a valu, d’ailleurs, la nomination dans l’Ordre National du Mérite.

Nous y avons passé, des années heureuses, au milieu de nos trois enfants et de nos cinq petits enfants, jusqu’en 2001, lorsque le Maire de la localité décida de faire remplacer, du jour au lendemain, sans notre avis, un bac à fleurs existant sur un emplacement exigu, tout près de ma maison, par deux conteneurs de tri d’ordures ménagères.

A partir de ce jour notre existence devint un véritable cauchemar.

En effet, sur un emplacement d’une surface d’à peine quelques mètres carrés, où se trouve déjà une cabine de transformation de l’Electricité de Strasbourg, situé dans un carrefour étroit de trois ruelles, les deux conteneurs furent installés à moins d’un mètre de la clôture de ma propriété et à quelques mètres de la maison d’habitation ; et, de surcroît, de la cuve à mazout.
De ce fait, nous subissons quotidiennement toutes les pollutions et les nuisances, inhérentes à l’utilisation des conteneurs de collecte d’ordures : les bruits assourdissants de verre brisé, à toute heure de la journée et parfois de la nuit ; les éclats provoqués lors des vidanges quotidiennes des conteneurs, par les camions-grues ; l’incivilité de certains usagers qui déposent, souvent des déchets, autres que ceux autorisés et parfois mal odorants, dans les conteneurs, et quelques fois à même le sol, tout près de notre clôture ; et, en surplus, nous vivons dans l’épouvante du danger que nous encourons en cas d’incendie des conteneurs, qui pourrait provoquer une véritable catastrophe, vue la proximité de la cuve à mazout.

En 2003, lors d’un début d’incendie de l’un des conteneurs, j’ai attiré en vain, par lettre recommandée, l’attention du Maire sur le fait que l’exiguïté de l’emplacement, ainsi que la proximité des conteneurs de notre maison d’habitation nous font encourir de très grands dangers et de ce fait énormément pâtir.
Comme rien n’était entrepris pour remédier à la situation qui empirait progressivement, j’ai réitéré, au mois de mai 2005, ma demande de faire enlever les deux conteneurs. Mais mon intervention est restée, une fois de plus, sans suite.

Devant l’attitude dédaigneuse du Maire, j’ai résolu de sensibiliser l’opinion publique sur ma situation. A cet effet, j’ai fait publier, dans le journal régional « Les Dernières Nouvelles d’Alsace » du 21 août 2005, un article par lequel j’attirais l’attention des lecteurs du périodique sur les conditions d’existence qui nous étaient imposées.

Cette fois-ci, le Maire de la localité s’était enfin ressaisi. Bénéficiant de son droit de réponse, il répliqua par une insertion dans le même quotidien, le 18 septembre 2007. Son attitude dédaigneuse, ses affirmations ambiguës et captieuses et sa prétention inique de favoriser l’intérêt général à l’aspiration d’un couple de personnes âgées de terminer paisiblement sa vie, nous ont valu de nombreuses lettres de sympathie, de la part d’habitants de la localité et d’ailleurs.

Suite à cette échange, par l’intermédiaire du journal DNA, le Maire m’a fixé un « rendez-vous en mairie pour évoquer le problème ». Retenu par ailleurs, j’ai décliné cette rencontre que je n’avais pas sollicitée.

Par sa lettre du 23 septembre 2005, le Maire, visiblement gêné d’avoir été interpellé par voie de presse, répondit enfin à mes interventions précédentes. Ses allégations étaient cependant malavisées, aléatoires et précaires. (j’avais demandé, dit-il, à notre police municipale de procéder à une enquête de voisinage, afin de pouvoir évaluer objectivement les gênes éventuellement occasionnées par l’utilisation de ces conteneurs……A l’issue de cette enquête, le voisinage directement concerné se déclare satisfait de leur présence, les avantages de proximités l’emportant largement sur quelques rares gênes ponctuelles….)

Le 3 octobre 2005, j’ai répondu à la lettre de M. le Maire et contesté ses affirmations tant sur le fond que sur la forme.

Le 10 octobre 2005, j’ai adressé une lettre personnelle à chaque conseiller municipal, et sollicité leur intervention auprès du Maire pour faire déplacer les conteneurs en litige.

Le 10 novembre 2005, j’ai reçu une réponse écrite collective, mais non signée, que je cite : « Nous tenons tout d’abord à préciser qu’il ne s’agit en aucune manière d’une option prise isolément par le premier magistrat de la Commune, mais bien d’une décision collégiale à laquelle ont souscrit tous les membres de la Municipalité.. »

Le 9 novembre 2005, je me suis adressé, par lettre recommandée, à Monsieur le Président de la Communauté Urbaine de Strasbourg. Ma lettre est restée cependant sans réponse.

Le 27 décembre 2005, j’ai sollicité l’intervention de M. le Préfet de la Région.

Le 20 février 2006, M. le sous-Préfet, Secrétaire Général adjoint, Chargé de l’Arrondissement chef-lieu et de la Politique de la ville, me fait savoir : « Votre courrier a retenu toute mon attention et je comprends bien votre souci. J’ai donc demandé aux services compétents qu’il fasse l’objet d’un examen circonstancié…………………
……………………………………………………………………………………………….
Pour autant, je ne mésestime pas la réalité des nuisances que vous subissez. J’observe toutefois que les services municipaux, seuls compétents dans ce domaine, ont essayé, autant que faire se peut, d’en réduire au maximum l’impact ».

Le 8 septembre 2006, je me suis adressé, par lettre recommandée, à Monsieur le Procureur de la République, du Tribunal de Grande Instance de Strasbourg. Après l’enquête entreprise par la Gendarmerie de Wolfisheim , le Procureur de la République me fait savoir, le 25 janvier 2007, que « l’examen de cette procédure n’as pas démontré l’existence d’une infraction pénale « . Il m’invite de « poursuivre moi-même la procédure en me constituant partie civile devant la juridiction d’Instruction ou de jugement… »

Le 16 janvier 2007, je me suis adressé à Monsieur le Président du Conseil Général, qui, ironie du sort, venait justement de prendre position, à l’occasion de l’examen, par l’Assemblée Nationale, du projet de loi concernant « la protection des majeurs ».

Le 6 mars 2007, le Président du Conseil Général répond à ma lettre, par l’intermédiaire de son Directeur du Cabinet qui m’informe : « Je tenais à vous informer, même si c’est avec quelque retard que (M. Le Président du Conseil Général) s’en est entretenu avec le maire de votre commune, qui est seul compétent dans ce domaine… »

Après avoir entrepris, sans succès, les démarches auprès de la plupart des collectivités locales et départementales, je me suis adressé, in extremis, le 23 juillet 2007, à Monsieur le Président du Conseil Régional dont la réponse ne m’était pas encore parvenue à la date d’insertion du présent récit………

Cette affaire continue à nous empoisonner la vie . Elle illustre bien l’esprit « clanique » et la pensée unique qui règnent dans certains milieux régionaux où la démocratie et l’humanisme sont visiblement bafoués. Je suis, cependant, déterminé de poursuivre ma lutte jusqu’à mon dernier souffle……

J’invite mes concitoyens d’Eckbolsheim et tout particulièrement les personnes, éprises de justice et de démocratie qui prennent connaissance de ce récit, de se rendre sur place, au carrefour des rues, de la Croix, de Saverne et de Guynemer, y constater de visu l’affront qui m’est fait et, le cas échéant, d’agir, en leur âme et conscience, sachant que ce qui m’arrive, à moi, aujourd’hui, pourrait leur arriver, à eux aussi, un jour ! «

25 juin 2007

ROUMANIE: La fin d'une péripétie


Le référendum du 19 mai 2007, auquel avait participé moins de 50% de l’électorat roumain, a fait échapper le président Traian Bàsescu à la destitution.
Suspendu par le Parlement le 19 avril sous l’accusation d’avoir « enfreint la Constitution par son attitude partisane « et, notamment, de « contribution à la création d’une atmosphère d’instabilité politique » et « de refus injustifié de nommer des ministres proposés par le Premier ministre Càlin Tàriceanu ».
Mais les vraies raisons de la tentative de destitution du président et de la déstabilisation de son régime, il faut les chercher plutôt dans le fait que Traian Bàsescu a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. La tentative de renversement du président n’est, en fait, qu’une nouvelle péripétie dans le combat permanent que se mènent les réformateurs roumains et l’oligarchie post-communiste qui s’est reconstituée dans le pays depuis la révolution de décembre 1989.

Une manœuvre de sauvegarde: On se souvient des années 1990, lorsque le bloc soviétique tomba en déliquescence. Tous les pays de l’Europe de l’Est, vivant depuis presque cinq décennies sous la dictature communiste, se libérèrent alors, l’un après l’autre.
La libération de la Roumanie se fit, également, le mois de décembre 1989, par une révolution rapide mais sanglante qui fut rapidement maîtrisée et détournée, de ses buts initiaux, par quelques leaders du parti communiste roumain et surtout par sa tout puissante police politique Securitatea.
En effet, Ion Iliescu et Petre Roman, ainsi que d’autres anciens responsables communistes, créèrent, en hâte, leur Front de Salut National (FSN), matèrent en sang le mouvement révolutionnaire, qui sévissait alors la Roumanie, et s’emparèrent du pouvoir.
Après un jugement de mascarade, on fit exécuter en hâte le dictateur Nicolae Ceausescu et sa femme, comme s’ils eussent été les seuls responsables des horreurs de la dictature communiste en Roumanie. On machina ensuite un nouveau régime politico-économique que Ion Iliescu appela astucieusement la Démocratie originale qui avait, en fait, pour finalité essentielle la sauvegarde des cadres de l’ancien régime dictatorial, dont lui-même faisait partie..
Pour être dans le vent démocratique qui soufflait à l’époque sur l’Europe de l’Est, on adopta, en Roumanie, le régime parlementaire. A cet effet, le clan de Ion Iliescu créa son propre parti politique « de la Démocratie sociale roumaine » (PDSR), appelé à dominer toute la vie politique roumaine et, par conséquent, toutes les autres formations, de différentes obédiences idéologiques, dont ils avaient soutenu l’organisation ; inclusivement les partis historiques Libéral (PL) ; National, chrétien et démocrate (PNTCD) ; et, de surcroît, le Parti de la minorité magyare de Roumanie (UDMR).

Une politique partisane de diversion et de faux-semblants: Il n‘eut en Roumanie ni « décommunisation », ni épuration, ni encore moins une justice équitable pour clarifier les situations et sanctionner les crimes, les violences et les malversations de toutes sortes, commises durant presque un demi-siècle de dictature communiste. Par contre, pendant la période, qui suivit la révolution de 1989, la Démocratie originale de Ion Iliescu et du Premier ministre Petre Roman enfonça le pays dans une crise aiguë : des réformes bâclées ou reportées, des mesures incohérentes, prises en hâte, et toutes sortes des machinations et de faux-semblants des plus machiavéliques pour permettre à une caste d’anciens tortionnaires, collaborateurs du dictateur éliminé, à conserver leurs privilèges. La corruption s’empara de la société roumaine, à tous les niveaux, et marqua profondément ses mœurs, à tel point qu’il s’avère aujourd’hui difficile de l’extirper.

La Démocratie originale de Ion Iliescu a, non seulement ménagée les responsables du régime passé, compromis dans des forfaits inouïs et de toutes sortes de malversations , mais encore elle les a replacés dans le nouveaux régime. En effet, la plupart des cadres de l’ancienne Securitatea, de triste souvenir, furent convertis en diplomates, appelés à représenter la Roumanie dans de nombreux pays du monde. D’autres membres, hautement placés dans l’oligarchie communiste, et de privilégiés de l’ancien régime, furent à leur tour casés dans tous les postes importants d’encadrement de l’Etat roumain. Par ailleurs, par le truchement des lois tortueuses, comme celle de la privatisation, et d’une justice vicieuse, ceux-ci se partagèrent une bonne partie du patrimoine national et devinrent immensément riches. Cette ploutocratie mafieuse, génératrice de tous les abus, malversations et corruptions, se confond avec le parti PDSR de Ion Iliescu. Elle s’est infiltrée, actuellement, dans tous les rouages du pouvoir et de l’administration au point d’entraver la réalisation des réformes dont la Roumanie a tant besoin.

Une opposition dispersée et impuissante: Le régime instauré par Ion Iliescu et Petre Roman connut, cependant, plusieurs crises.
Il y eut, tout d’abord, le conflit de 1991 qui conduisit à la séparation du président et de son Premier ministre. On se souvient des manifestations sanglantes, des mineurs, du mois de septembre 1991, révélant au monde que la Roumanie était confrontée à une grave crise politique, économique, sociale, écologique et morale et que les dirigeants roumains et le Front de Salut National n’avaient pas d’assises stables dans la société roumaine. Par une nouvelle mise en scène, Ion Iliescu avait tenté de dissimuler son propre échec en limogeant Petre Roman, son Premier ministre, pour « incompétence ». Tandis que ce dernier créa aussitôt sa propre formation politique, l’Union social démocrate (USD). Or, cette rupture, entre les deux complices de la Démocratie originale, affaiblit considérablement le pouvoir et, tout particulièrement, la crédibilité de Ion Iliescu. Quelques années plus tard, en novembre 1996 il y eut un véritable coup de semonce. Visiblement, les Roumains avaient raz le bol des promesses non tenues, de la corruption et du favoritisme, crées par le régime mafieux. Aussi, lors des élections, respectivement, présidentielle et législative, du 3 et 17 novembre 1996, exprimèrent-ils leur mécontentement. Contre toute attente, ils élirent Emile Constantinescu, président de la Roumanie. Mais, hélas, la Convention Démocrate Roumaine (CDR), formation composée de la plupart des partis politiques de droite, qui était censée de le soutenir, n’obtint pas la majorité parlementaire. Elle fut obligée à constituer une coalition de gouvernement, avec l’Union Sociale Démocrate (USD) de Petre Roman et avec l’Union Démocrate des Magyars de Roumanie (UDMR).
On avait pu croire au début de la nouvelle législation que l’Etat roumain serait mis enfin sur les rails pour l’accomplissement des réformes économiques et politiques, qui s’imposent habituellement à tout véritable Etat de droit. Ce ne fut cependant pas le cas. Le nouveau régime fut attaqué, de toutes parts, par les clans des partisans de Ion Iliescu, constituant une véritable coterie, prête à tout pour pouvoir conserver ses privilèges. Les gouvernements qui ont suivi, issus de l’alliance, contre la nature, de plusieurs formations politiques qui n’avaient aucune affinité doctrinale, échouèrent tout naturellement l’un après l’autre. Emile Constantinescu, président de la Roumanie, durant cette période, quoique bien intentionné, dut avouer son échec et payer les frais. Le marasme politique ne fit que s’aggraver au point qu’il soit débordé. Abusé à outrance par son propre entourage qui le fit mouvoir dans le sens de leurs intérêts personnels, il vit la situation du pays se dégrader progressivement, au point de friser l’anarchie. Aussi, apparemment las de cette situation, tira-t-il sa révérence.

Le retour de Ion Iliescu: Puis, lors des élections présidentielles et législatives de 2001, il y eut un nouveau revirement. La droite quitta le pouvoir, la gauche y revint. L’électorat roumain désappointé fit remettre, d’une façon désabusée, le pouvoir à Ion Iliescu, redevenu président de la Roumanie, et à son dauphin Adrian Nastase qui devint Premier ministre du gouvernement. Sans renoncer à ses méthodes partisanes de gouvernement et du soutien d’une classe sociale corrompue, qu’il avait lui-même créée, Ion Iliescu prit, durant cette période, une décision d’un changement notable de politique. Il résolut que l’Etat roumain poursuive désormais une politique pro-européenne et pro-atlantique. L’adhésion à l’OTAN et à l’Union européenne compta dorénavant parmi les plus importantes priorités du gouvernement de Adrian Nastase.

Un espoir du changement: L’élections présidentielle, du 13 décembre 2004, donna des nouvelles perspectives à la Roumanie qui peinait encore à trouver sa voie. En effet, le départ constitutionnel du président Ion Iliescu et l’élimination, par élections, de son dauphin, le Premier ministre Adrian Nastase, donnèrent au peuple roumain un espoir de changement, à la veille de son entrée en Union Européenne, le 1er janvier 2007.
En effet, Traian Bàsescu, un ancien capitaine de la marine marchande, durant le régime communiste, devenu maire de Bucarest, soutenu par la jeunesse du pays, les classes moyennes et urbaines, fut élu président de la Roumanie.
Le nouveau président s’avéra non seulement un homme pragmatique, - il l’avait montré en tant que gestionnaire de la ville de Bucarest-, mais encore une personne tenace dans ses convictions politiques et, de surcroît, un homme courageux dans ses agissements.
Durant la campagne électorale, il avait clamé tout haut les supports moraux de sa politique, en s’adressant pathétiquement au peuple roumain : « Ton temps est également arrivé ! Après les années de fraude, il est arrivé le temps de la justice.
Après les années de mensonge, il est arrivé le temps de la vérité. Après les années de pauvreté, il est arrivé le temps du travail bénéfique. Je ne serai pas le président des voleurs, des barons et des menteurs ! Je serai ton président ».
Avant son investiture, Traian Bàsescu dévoila encore plus sa forte personnalité en énonçant sa priorité : « Former un nouveau gouvernement capable d’assurer l’entrée de la Roumanie dans L’Union européenne, en janvier 2007.

Homme providentiel, capable de donner une autre allure à la politique confuse et incohérente pratiquée par ses prédécesseurs ?
Spontané, doué d’un fort sens de l’humour, Traian Bàsescu tranche avec la plupart des hommes politiques roumains. Son franc-parler, qui frise parfois la désinvolture, est, selon les observateurs, sa principale qualité et son principal défaut. Il en a, en tous les cas, montré sa volonté de changement. Même s’il n’était pas parvenu, durant les trois années de magistrature, à remplir toutes ses promesses : « de clouer au pilori les voleurs, les oligarques et les menteurs, faire triompher la justice et la vérité et promouvoir une nouvelle classe politique, constituée d’hommes intègres, de hautes tenue morale », le président de la Roumanie mérite largement les satisfecit pour ses réalisations, ainsi que pour ses actions en cours en vue de mettre la Roumanie au rang qui lui conviendrait parmi les pays les plus en vue de l’Europe.
La priorité atlantique et européenne que le président Traian Bàsescu s’était imposée avant son élection a été menée à son terme. La Roumanie devint membre de l’alliance atlantique et, depuis le 1er janvier 2007, membre de l’Union européenne. L’Economie roumaine qui comporte un marché de 22 millions de consommateurs s’est refait progressivement une santé. Les investissements étrangers se comptent actuellement par dizaines de milliards d’euros. La manne européenne de 32 milliards d’euros que la Roumanie recevra de Bruxelles entre 2007 et 2013 devrait accélérer sa modernisation.
Un problème capital qui reste cependant à résoudre est celui de la forte émigration roumaine. Après la chute du régime communiste, il y a dix-sept ans, les Roumains sont partis en masse travailler en Europe occidentale, au Canada et aux Etats-Unis. On estime à plus de trois millions leur nombre dans l’espace Schengen de l’UE. Bien que l’émigration roumaine constitue un pactole de quelque dix milliards d’euros par an, qui aide la Roumanie de se développer plus rapidement, le départ massif des gens fit que le pays se dépeupla au point de manquer actuellement de mains-d’œuvre. Ce qui fait la joie des Chinois qui s’y installent, peu à peu, à leur place, par milliers.

Une partie remise. La crise présente, qui semble avoir pris fin, n’est qu’une péripétie mais un exemple concluant de la situation politique instable de la Roumanie. Il est très difficile de réformer un pays où une puissante oligarchie impose subrepticement sa propre politique des intérêts. Le président Traian Bàsescu a repris ses fonctions quelques jours après validation des résultats du référendum du 19 mai 2007. Il a tendu la main à ses adversaires avec l’intention affichée de mettre un terme à une crise qui lassait les Roumains. Il a, néanmoins, énuméré parmi ses nouvelles priorités, « l’introduction du vote uninominal, la modification de la Constitution pour trancher entre un régime parlementaire, semi-présidentiel, et surtout l’adoption d’une loi sur la décommunisation ».
La détermination affirmée du président est claire. Rien à dire. Mais pourrait-il résister à la forte pression de la ploutocratie mafieuse qui l’a désormais à l’œil ? Bien qu’il réaffirmât, sans ambiguïté, sa résolution de combattre la corruption, on voit très mal comment il s’y prendrait. Aussi, d’autres péripéties sont-elles à attendre à court ou à moyen terme.

Alexandre Paleologu, un homme de haute culture et d’expérience, qui devint le premier ambassadeur de Roumanie en France, après la révolution de décembre 1989, dont on se souvient qu’il avait critiqué avec véhémence le régime politique aléatoire de Ion Iliescu, fut catégorique. Quelques mois avant son décès survenu il y a plus de deux ans, il s’était exprimé sur la question auprès d’un journaliste du quotidien roumain Ziua. Selon Alexandre Paleologu, la corruption, sur une grande échelle, que l’on connaît aujourd’hui en Roumanie, durera encore quelque cinquante ans, durant deux générations, « jusqu’à ce que les derniers membres de la ploutocratie mafieuse actuelle disparaissent ».

22 mai 2007

FRANCE: Education morale et Instruction civique

La crise, que passe la France, est considérée comme étant une des plus graves de son histoire, du fait de sa nature complexe, à la fois morale, spirituelle, civique et identitaire.
Les raisons, multipliées à travers plusieurs décennies, sont nombreuses et d’ordres différents : le déclin de la classe politique; la faillite du système d‘alternance et le clivage démesuré entre la droite et la gauche; la politique de l’immigration incontrôlée; les impacts philosophiques des mouvements sociaux de 1968 qui eurent comme conséquences: la déliquescence de la citoyenneté et des valeurs morales et spirituelles traditionnelles; la dévalorisation du travail ; la corruption; la déchéance des mœurs; l’augmentation incessante de la violence et de la délinquance; etc… La Démocratie française est menacée !

Or, la campagne présidentielle 2006/2007 a marqué un tournant décisif : après vingt-cinq ans de désenchantement, de scepticisme, de ressentiment, de désengagement, la politique est de retour. De nouveau, les Français s’intéressent, se passionnent, participent. Le paysage politique se métamorphose et retrouve ses couleurs. La campagne qui a précédé l’élection présidentielle a été suivie avec une attention croissante, attestée par les audiences exceptionnelles des émissions politiques, par les inscriptions massives sur les listes électorales, la participation électorale quasi-record, de 85%, lors du premier tour. Le redressement de la France paraît désormais possible.

Nicolas Sarkozy, président de la République, issu haut la main de l’élection du 6 mai 2007, en a pris solennellement l’engagement. Dans la déclaration faite après sa victoire, il a réaffirmé, haut et fort, sa détermination « de changer la France, de rompre avec les idées, les habitudes et les comportements du passé » . Il a prôné » la morale, l’autorité, le respect la réhabilitation du travail, la remise à l’honneur de la nation et de l’identité nationale et de rendre aux Français la fierté de la France. » Les engagements pris par le nouveau président de la République sont appréciables au plus haut degré. Ils répondent, effectivement, aux attentes de la majeure partie des Français.

Le redressement de la France exige, cependant, la prise de conscience collective, la mobilisation générale et l’implication de tous les Français dans un projet de réformes profondes de l’Etat et de la société, ainsi que dans la nécessité d’agir avec discernement, pour changer les mentalités et pour faire revivre les valeurs morales, spirituelles et civiques en constante dégradation depuis plusieurs décennies. Or, le changement en profondeur de la France, préconisé par le nouveau pouvoir, passe inéluctablement par l’Education et l’Instruction, qui font de plus en plus défaut à la société française actuelle et qui devraient être dispensées à tous azimuts (familial, scolaire, social etc.…)

L’Education des enfants et des adolescents. Du fait de la mixture des cultures et des mœurs, de dernières décennies, due, entre autres, à l’augmentation démesurée du flux migratoire et à la lassitude des pouvoirs publics, l’éducation civique et morale, d’une partie de la jeunesse française, est défaillante au point de mettre, aujourd’hui, en danger la démocratie. Même si l’éducation des jeunes incombe habituellement aux milieux familial et scolaire, il faut que la société tout entière (institutions socioculturelles, médias, audio-visuelles etc…) prenne aujourd’hui conscience du problème et s’y investisse en soutien aux familles et aux écoles. La tâche s’avère laborieuse à tel point que sa réalisation demande une synergie des forces: famille, corps enseignant, associations socio-éducatives, pouvoirs publics, etc…. L’Etat, en premier, doit s’engager davantage en soutenant financièrement les mères au foyer et les associations qui consacrent leurs activités à l’éducation et à l’instruction et en encourageant la coopération étroite entre parents, enseignants et éducateurs associatifs. Les contacts réguliers entre ceux-ci permettraient, à la fois, à sensibiliser les parents, eux-mêmes, sur les différents aspects de l’éducation, et à sortir, les uns et les autres, de leur isolement et de leur désarroi actuel. Il faudrait aussi que le corps enseignant et éducatif adapte sa pédagogie aux exigences de la situation et de leur nouvelle tâche. Il serait indispensable d’augmenter les pratiques à caractère culturel, artistique et littéraire, ainsi que sportives, dans le cadre scolaire et associatif. En effet, ces activités non seulement adoucissent les mœurs, mais aussi, par le fait des interactions qui s’y produisent, elles permettent aux jeunes le développement de leur sens moral et social.

Le service civique obligatoire. Avec la suppression du service militaire obligatoire, la France a perdu un important facteur de renforcement de son identité nationale. Un service civique obligatoire permettrait, à coup sûr, d’y remédier En effet, une période de quelques mois de vie communautaire, située avant le passage à l’âge adulte et à la vie active, serait pour les adolescents français, filles et garçons, une remarquable occasion de prise de conscience de leur appartenance à la communauté nationale qui leur offre des droits mais qui exige, en contre partie, également, des devoirs. Elle permettrait, de surcroît, à renforcer la cohésion sociale du pays.
Le service civique comporterait deux parties : - 1. Quelques mois de formation complémentaire, de recyclage ou de perfectionnement professionnel, en vue d’une meilleure adaptation à la vie active, et d’instruction civique et sociale; - 2. Stages pratiques de plusieurs mois dans des institutions publiques ou privées, à caractère social, pour y exécuter des travaux d’intérêt général, social ou humanitaire, aux choix des stagiaires.

La pédagogie de l’exigence et de l’exemple. Le changement des mœurs, des mentalités et, par conséquent, des comportements, qu’on souhaiterait appliquer en France, exige la participation de tous les citoyens français, épris de liberté et de démocratie, conscients de la situation morale et sociale actuelle, - tout particulièrement de la jeunesse -, et des dangers qu’elle encourt pour l‘avenir de la nation.
Les réformes de grande envergure ne peuvent être réalisées que par l’investissement effectif de tous. Les lois et les règles de conduite, qui assurent les bonnes mœurs et le fonctionnement d’une communauté, doivent être appliquées et respectées par tous, sans ménagement aucun. Pour ce faire, ce ne sont pas uniquement les parents, les enseignants et les éducateurs qui sont impliqués mais également l’ensemble de la communauté. Les principes moraux devraient être présents dans tous les rapports sociaux, une exigence commune à l’ensemble des citoyens, et une référence pédagogique pour la jeunesse.

23 avril 2007

A PROPOS DE LA MIGRATION ACTUELLE


Le nombre de migrants ne cesse d’augmenter à un rythme inquiétant au point de mettre en cause les identités ethniques actuelles de certains pays de la planète. Les nations de l’Europe et de l’Amérique du Nord en sont les plus concernées. En effet, les mouvements présents des populations prennent de plus en plus l’allure de grandes migrations qu’a connu l’humanité depuis le début de son histoire, et dont la dernière, celle du début de notre ère, fit naître la plupart des nations actuelles. Les communautarismes des migrants, qu’on voit se constituer actuelle- ment un peu partout dans les pays d’Europe, sont de nature à bouleverser les cultures traditionnelles et à changer ou à anéantir l’identité nationale de nom- breux pays. Les métissages physique et culturel en seront, inéluctablement, les conséquences.

Les conflits armés actuels font augmenter encore davantage le flux mi-gratoire surtout vers des pays qui possèdent une réputation de haute stabilité et de bien être. Quatre millions d’Iraqiens et à peu près autant d’Afghans sont déjà sur le chemin de l’exil. Ils seront rejoints bientôt par les réfugiés Palestiniens et Pakistanais, auxquels s’ajouteront encore de nombreux autres fuyants d’endroits instables de la planète où les conflits et les guerres font rage. Ils s’ajouteront à quelque cinquante millions de migrants qui sont arrivés déjà, durant les dernières décennies, dans les pays d’Europe et de l’Amérique du Nord.
La situation s’empirera encore plus par les migrants environnementaux (réfugiés climatiques) dont le nombre ne cessera d ‘augmenter proportion- nellement au réchauffement atmosphérique de la planète. En effet, une étude réalisée en 2000, par la Croix Rouge et le Croissant Rouge, avait estimé à 25 millions le nombre de personnes contraintes de migrer en raison de la dégradation de leur environnement, à peu près autant que le nombre de réfugiés fuyant des conflits armés. D’après les estimations des spécialistes, ce chiffre pourrait doubler d’ici 2010, et risquerait même d’atteindre 200 millions de personnes, une fois que le réchauffement climatique se fera pleinement sentir. Demain, les rangs des réfugiés climatiques pourraient grossir encore plus avec les personnes fuyant les grands deltas inondés, qui hébergent aujourd’hui 300 millions de personnes, les terres arables desséchées ou les économies en crise des états insulaires du Pacifique, d’Afrique tropicale ou du bassin méditerranéen.
Par ailleurs, il faudrait ajouter, à cette énorme masse migratoire, les mi-grants des pays à fortes populations, en plein développement économique, tels la Chine et l’Inde. Ceux-ci désertent déjà en nombre leurs pays d’origine et s’établissent en tant que mains-d’œuvre ou, plus souvent, auprès des comptoirs chinois et indiens crées, de plus en plus nombreux, dans certains pays de l’Europe.

Devant le danger de l’invasion massive de migrants, qui se profile à l’horizon, de nombreux pays des zones menacées, ont pris quelques dispositions préventives pour tenter de maîtriser la situation.
Les Etats-Unis d’Amérique ont renforcé la garde de ses frontières avec le Mexique et l’Amérique latine; et le Canada a rendu plus rigoureuse la réglementation sur l’immigration dans le pays. La plupart des pays européens, à leur tour, ont adopté ou sont sur le point d‘adopter des mesures restrictives pour l’accueil des immigrés, leur intégration ou leur refoulement.
Le gouvernement allemand a adopté le 28 mars 2007 un projet de loi qui prévoit que les candidats à la nationalité devront « prouver leur connaissance de l’ordre social et juridique en Allemagne. Ils devront au préalable avoir suivi des « cours d’intégration » (instruction civique). Le projet prévoit aussi, parmi les conditions pour la régularisation des étrangers débutés de leur demande d’asile, la maîtrise correcte de l’allemand. De même, le regroupement familial ne sera possible que si le conjoint invité à rejoindre l’Allemagne a déjà des connais- connaissances de la langue allemande.
La Grande-Bretagne, plus ouverte à l’immigration que beaucoup de pays d’Europe, veut mieux gérer les immigrations et éviter les effets néfastes du communautarisme. Désormais, qui veut y vivre de manière permanente doit, depuis le 2 avril 2007, passer des tests. On évalue son niveau linguistique et sa connaissance du contexte britannique. Londres entend privilégier une immigration choisie, susceptible de s’intégrer plus facilement. Un test intitulé « la vie au Royaume-Uni », composé de 24 questions : histoire de la Grande-Bretagne, système politique, coutumes, droits des citoyens, obligatoire, depuis 2004, pour tous ceux qui demandent la nationalité britannique, est désormais exigible auprès de tous les étrangers qui veulent résider de manière permanente dans le pays. Les conjoints de résident de Grande-Bretagne devront eux aussi passer des tests de langue. Pour combattre les mariages arrangés, Londres va relever à 21 ans l’âge minimum pour un visa de mariage.
L’Autriche a instauré dès mars 2006 des tests aux candidats à la naturali- sation : 18 questions sur l’histoire et les institutions du pays.
Au Danemark, les demandeurs de naturalisation devront passer à partir du 15 mai 2007 une épreuve écrite pour montrer leurs connaissances de la société danoise, de sa culture et de son histoire. Les candidats auront une heure pour répondre à 35 questions sur 200 questions parues déjà dans la presse.
Au Portugal, un test de connaissance du portugais est seulement prévu pour les candidats à la naturalisation, mais non pas pour l’immigration.
En Italie, un projet de loi introduit le concept de « réelle intégration » ; celle-ci devra être prouvée notamment par un « test d’immigration » et une vérification de la connaissance de la langue
Aux Pays-Bas, l’intégration est une obligation légale. Réussir un test afin de prouver son aptitude à s’intégrer y est déjà fermement imposé par la loi. Avant même de demander un visa ad hoc, les postulants à l’intégration doivent passer un examen dans les ambassades et consulats néerlandais de leur pays d’origine, moyennant un droit d’inscription de 350 euros…à chaque tentative. Les candidats passent un test vocal informatique de néerlandais, dont ils doivent maîtriser les bases, puis répondre à des questions sur la culture et la société néerlandaise. Une fois aux Pays-Bas, afin de maintenir leur titre de résidence ou, éventuellement, d’obtenir la nationalité néerlandaise, ils sont obligés de réussir un test d’intégration prouvant qu’ils maîtrisent le néerlandais et connaissent le fonctionnement de la société et les institutions du pays.
En Finlande, les candidats à la naturalisation doivent passer un test de langue (y compris la langue des signes) ou bien avoir suivi des études de finlandais ou de suédois, les deux langues officielles du pays.
Les Etats baltes, Lituanie, Lettonie et Estonie, ont également imposé des tests linguistiques pour les étrangers, inclusivement les Russes, qui s’établissent dans les pays
En Pologne, un projet de loi prévoit l’introduction de tests linguistiques pour certaines catégories de demandeurs de citoyenneté.
En Grèce, aucun test de langue n’est prévu pour les candidats à l’immigra- tion dans le pays. Toutefois, après avoir vécu cinq ans sur le territoire, les immigrés qui veulent un titre de séjour pour une durée illimitée doivent suivre 400 heures de cours de grec et 25 heures de civilisation.
Ni la Belgique, ni la Suède, ni la République tchèque n’ont adopté de tests de connaissance ou de langue pour des candidats à l’immigration ou à la naturalisation.

En France, ancien pays colonisateur, les points de vue sur l’immigration divergent selon les candidats à la présidence de la République. Nicolas Sarkozy, préconise une « immigration choisie ». Il veut que les postulants sachent lire et écrire le français et que les candidats au regroupement familial soient soumis avant le départ de leur pays à un test « démontrant leur connaissance sommaire de la langue française ». Ségolène Royal envisage un système de visa permet- tant, aux étrangers, allers et retours pendant plusieurs années et un critère de régularisation au bout de 10 ans. Quant à François Bayrou, il propose le développement de l’Afrique pour stopper l’incitation à l’immigration. Jean- Marie le Pen et Philippe de Villiers sont tous les deux adeptes de, respecti- vement, la suppression ou la réforme du « droit du sol » ; et le rétablissement de la double peine et de l’expulsion des sans papiers.
Par ailleurs, l’Union européenne a renforcé dernièrement, à son tour, le contrôle de certaines frontières plus exposées, pour endiguer le flux de migrants. Elle a accordé le 20 avril 2007 à son agence de surveillance des frontières (FRONTEX), les moyens que celle-ci réclamait pour mener à bien ses missions, comme les patrouilles au large de l‘Afrique de l ‘Ouest pour enrayer l’immigra- tion clandestine vers les Canaris.

Toutes les mesures prises jusqu’ici ou bien celles qui sont envisagées paraissent, cependant , sporadiques et inefficaces devant l’ampleur du mouve- ment migratoire mondial qui est en plein essor. Rien ne semble pouvoir l’arrêter et avec lui les mutations et les changements inéluctables que subit actuellement la planète.

LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE DE LA PLANETE :


Nul n’échappera au réchauffement mais il faut s’y adapter et le mitiger.(GIEC-2007)

Le rapport du groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), réuni du 2 au 6 avril 2007 à Bruxelles, afin d’établir les conséquences du réchauffement climatique sur les populations et les écosystèmes du monde entier et d’adopter d’éventuelles mesures, pour y remédier, avertit: « le réchauffement climatique frappera en premier les régions les plus pauvres mais il aura des impactes négatifs sur toutes les régions de la planète..

Les experts ont observé que de nombreux systèmes naturels, sur tous les continents et dans la plupart des océans, sont déjà touchés. Les lacs glaciaires grandissent et les sols gelés deviennent instables. La capacité de stockage du dioxyde de carbone par les écosystèmes terrestres, comme les forêts, devrait culminer en 2050, avant de décliner ou même de se transformer en émetteur net de gaz carbonique, amplifiant le changement climatique.
La toundra, les forêts boréales, les montagnes, les écosystèmes méditerranéens et les régions côtières sont les plus menacés. Les événements printaniers, bourgeons, migration des oiseaux et ponte, sont plus précoces et des espèces animales et végétales de déplacent vers le nord. Algues et zooplancton prolifèrent, les poissons migrent plus précocement. Si la température n’augmente que de 1,5, 20 à 30% des espèces végétales et animales sont menacées d’extinction.
D’ici 2050, le débit moyen des rivières et la disponibilité en eau devraient augmenter de 10 à 40% aux hautes latitudes et dans certaines régions tropicales humides. En revanche, elles diminueraient de 10 à 30% dans certaines régions sèches aux latitudes moyennes et tropicales où les surfaces affectées par la sécheresse s’étendraient considérablement.
Les fortes précipitations, dont la fréquence augmentera, et la fonte des glaciers, accroîtront le risque d’inondation.
La fonte des glaciers himalayens va gonfler les rivières du Sud de la Chine, d’Asie du sud et du sud-est et provoquer des éboulements de terrain. Parallèlement, les côtes sont doublement menacées par les crues des fleuves et par l’intrusion des eaux marines sous la poussée du niveau des océans. Dans les méga-deltas fortement peuplés, Yangtsé en Chine, Gange de l’Inde au Bengladesh ou Mékong au Vietnam, une montée des eaux de 30 cm se traduirait par une érosion du littoral sur 45 km de profondeur.
Les digues de nombreux pays sont fragilisées et des régions sont menacées d’être submergées par les eaux... Avec 55% du territoire en-dessous du niveau de la mer, les Pays-Bas sont particulièrement exposés à la menace de la montée des océans.
Les rendements agricoles devraient augmenter légèrement dans les régions de moyennes et hautes latitudes (plus froides) si la température augmente localement de 1 à 3° selon les cultures, mais pourraient diminuer au-delà. Aux latitudes plus basses, en particulier dans les régions sèches et tropicales, les rendements devraient diminuer même avec une augmentation locale des températures limitée à 1 ou 2°. Dans certains pays africains, comme ceux du Sahel, les récoltes pourraient diminuer de 50% en 2020 et même de 90% en 2100, selon les experts de du GIEC. Les besoins d’irrigation vont augmenter, l’eau va se raréfier ou sa qualité se dégrader. La gestion complexe des cours d’eau – chaque pays en partage au moins un avec ses voisins – risque d’exacerber les tensions.
En Amérique latine, du Mexique en Amazonie, la savane gagne sur la forêt et la désertification des terres agricoles menacent la sécurité alimentaire du continent. D’ici 2050, la moitié des terres agricoles pourraient être concernées. Le continent a déjà été touché l ‘année dernière par des catastrophes climatiques majeures.

La santé de millions de personnes sera affectée par la malnutrition, les décès et maladies liés aux vagues de chaleur, inondations, sécheresses, tempêtes et incendies. Les experts prédisent une prévalence accrue des maladies diar- rhéiques et des maladies cardio-respiratoires dues à des concentrations élevées d’ozone. Dans les zones tempérées, les effets positifs (moindre mortalité liée au froid) seront plus que compensés par les effets négatifs de la hausse de tempé- rature et des canicules dans les grandes villes.

Le réchauffement de la planète pourrait provoquer l’exode de dizaines de millions de « réfugiés du climat » ou de « migrants environnementaux », comme préfère les appeler le GIEC, poussés hors de chez eux par les sécheresses et les maladies.
Selon certaines estimations il y a déjà presque autant de personnes déplacées dans le monde en raison du climat que de réfugiés traditionnels et que ces chif- fres vont, vraisemblablement, croître au fur et à mesure que les effets du changement climatique seront perceptibles. Il pourrait atteindre 50 millions de personnes d’ici 2010.

Malgré l’urgence de remède à cette situation, les Etats-Unis et la Chine, ainsi que la Russie, responsables, à eux trois, d’au moins 80% des émissions de gaz industriels nuisibles, ont tout tenté pour édulcorer les messages scientifiques. La quasi-totalité des données chiffrées a été retirée du résumé du rapport présenté le 6 avril 2007. Le seuil, au-delà duquel les impacts s’aggravent notablement, a été relevé de deux degrés. C’est pourquoi, malgré les expertises alarmantes établies par 1000 représentants du monde entier, le rapport du CIEC, consacré aux conséquences des changements climatiques, en minimise les dangers. Il propose des solutions se regroupant en deux thèmes : adaptation et mitigation.