03 juillet 2009

UE:un autre regard


Les dernières élections européennes n’ont surpris personne. Comme on s’y attendait, l’abstention a été très élevée. Aucun pays membre de l’Union ne fut épargné par ce phénomène. Que ce soit dans les pays promoteurs de l’UE, ou de ceux engagés dans la zone euro ou bien dans les pays nouvellement adhérents, le désenchantement est désormais général. Les abstentions aux élections européennes, dans l’ensemble des 27 pays membres de l’Union Européenne ont atteint 57 %. Tandis que dans les pays, entrés dans l’Union en 2004 et 2007, elles furent encore plus massives : plus de 80% en Slovaquie ; 78% en Slovénie ; 75% en République tchèque ; 74% en Roumanie et en Pologne. La lassitude est incontestable !
Des raisons multiples : Il est évident que les électeurs n’ont pas tous voté pour les mêmes raisons, et les abstentionnistes ne se sont pas, non plus tous, détournés des urnes pour les mêmes motifs. On pense, généralement, que les électeurs européens se sont abstenus de voter par manque de clarté de l’enjeu des élections européennes. Les institutions de l’UE leur paraissaient manquer de transparence et se trouver très éloignées de leurs préoccupations quotidiennes. La technocratie sans âme, qu’on y pratique depuis des décennies, ainsi que les nombreux ratés de fonctionnement sont, également, des raisons plausibles pour justifier la désaffection des électeurs.
Il faudrait y ajouter également d’autres raisons, comme, par exemple, l’empressement de certains électeurs d’utiliser les élections européennes comme un prétexte pour sanctionner le gouvernement sortant de leur pays (Hongrie) ou bien pour manifester leur méfiance envers le pouvoir en place (Bulgarie et Roumanie). Toutes ces raisons invoquées sont valables !
Les élections du 7 juin 2009 ont confirmé, cependant, une réalité dont les responsables européens en devraient tenir compte. Bien que la grande majorité des citoyens pense que l’Europe unie, à de nombreux égards, est essentielle pour leur avenir, ils sont très peu nombreux ceux qui accepteraient l’intégration, en renonçant, de ce fait, à la souveraineté de leur pays. Aussi, le repli sur soi l’emporte-t-il sur toutes autres considérations. Le patriotisme est encore tenace dans tous les pays membres de l’Union européenne !. La montée du nombre des votants pour les partis d’extrême droite en est également un signal. En effet, à quelques exceptions près, les parties nationalistes de la plupart des pays membres de l’Union se sont affirmés, lors de ce scrutin, beaucoup plus que dans le passé.

Le malaise européen : Les pères de l’UE eurent un idéal : celui de consolider la paix. C’était une démarche de partage de mêmes valeurs morales et spirituelles, de compréhension réciproque, par dialogue, négociation et concessions qui conduisait effectivement, à long terme, à l’intégration.. Mais, hélas, cet idéal de paix à laquelle adhérèrent les foules, prit rapidement une déviation qui en fut de plus en plus mal accueillie par les citoyens. Les institutions austères qui ont été créées n’avaient pas la vocation à stimuler les passions. Le « Marché commun », crée en 1957, qualifié par le public comme étant une « Europe des marchands de tapis », ainsi qu’une centaine d’autres acquis communautaires très variés, allant du « Marché unique » à « l’espace Schengen », en passant par la « Politique agricole commune » (PAC), la protection des consommateurs, les transports, l’environnement, la recherche, etc.., n’avaient toutes obtenu l’adhésion d’une grande majorité des citoyens européens, du fait qu’ils entravaient leurs propres aspirations.
Aujourd’hui tout est compliqué à l’échelle européenne. L’Union européenne est devenue une vaste zone de libre-échange. Elle est constituée de 27 Etats et a une population de 375 millions de citoyens. Elle décide de presque 70% des lois adoptées par les parlements nationaux et gère un budget de 130 milliards d’€ (250 € par an et par habitant des pays membres).
Les Structures complexes et le fonctionnement coûteux de l’UE s’alourdissent au fil des années. L’organisation semble démocratique mais, en fait, cela n’est que de façade car ce sont uniquement les chefs des Etats et des gouvernements qui décident en dernière instance. L’UE comporte, effectivement, un Parlement, un Conseil des ministres, une Commission et enfin le Conseil des chefs d’ Etats et des Premiers ministres. Le parlement européen, sans grands pouvoirs, compte 836 députés élus, par les électeurs de tous les Etats membres, d’une manière considérée par beaucoup comme étant antidémocratique. Il emploie environ 5000 fonctionnaires, traducteurs, agents et contractuels, et a, actuellement, un budget annuel de 1,32 milliards d’euros. Les députés européens exercent leurs pouvoirs théoriques uniquement en tant que colégislateurs auprès du Conseil des ministres. Quant à la Commission de l’UE, elle assume le rôle essentiel de l’exécutif, tandis que les chefs d’Etat et de gouvernement sont les seuls à bénéficier du pouvoir de décision et de définition des orientations. L’UE se trouve, actuellement, loin de l’intégration politique et sociale souhaitable. Elle ne repose que sur des fondements réglementaires et matériels dans l’unique but d’intérêts économiques ; celui d’en capter l’héritage et bénéficier de subventions. Au fur et à mesure de son élargissement, l’intégration politique, tant souhaitée, est devenue impensable pour la plupart des Etats membres.

Il faut changer l’Europe. Il s’avère que notre monde est en faillite De nombreuses folies nous ont menés à l’abîme. Il faut refonder un monde nouveau sur celui qui s’effondre et construire une civilisation des hommes ou se laisser engloutis par la barbarie. Les graves mutations que subit actuellement notre planète, l’exigent. Les crises économique, financière et sociale, qui affectent désormais tous les pays du monde semblent catastrophiques. Les changements climatiques qui sévissent actuellement vont en s’intensifiant. Le réchauffement de la planète fait désertifier de plus en plus des régions dont les habitants cherchent refuge dans d’autres contrées plus hospitalières. La misère qui s’étend rapidement dans de nombreux pays de la planète, insuffisamment développés pour affronter la situation, déclenchera, sans faute, un extraordinaire flux migratoire qui déferlera vers les pays plus développés... Tous ces changements inéluctables visent directement ou indirectement l’Europe. Notre continent, une presqu’île très escarpée mais où il fait encore assez bon vivre, faisant partie du grand continent asiatique, a toujours été un endroit de prédilection des migrations venant non seulement de l’est ou du sud mais également d’ailleurs. C’est la région la plus convoitée du monde !
Devant ces menaces, il faut agir avec opiniâtreté sur la scène internationale du monde, entièrement nouveau, qui émergera, sans faute, après une sortie des crises stupéfiantes. Un monde dans lequel le jeu des puissances mondiales sera totalement modifié. Or, dans les discussions planétaires, qui auront sans doute lieu, pour remédier à tous les dangers qu’encoure notre planète, les pays européennes, présents en ordre dispersé, manqueraient de crédibilité et de vigueur par rapport aux grandes puissances de la planète.
Il faut donc refaire l’Europe sur d’autres bases. Une Union plus proche des principes de la démocratie où chacun se retrouve et se sent vraiment concerné et où les représentants, élus des citoyens des pays membres, puissent avoir une plus grande audience. L’UE a besoin d’une nouvelle structure véritablement démocratique avec un parlement investi pour contrôler les errements technocratiques.
L’intégration politique est indispensable. Mais pour que nous puissions partager une communauté de destin, il nous faut aussi partager des valeurs communes. L’UE actuelle manque d’âme, ainsi que d’hommes et de femmes capables d’avancer des idées nouvelles, de soulever l’enthousiasme et inspirer la foi en une Europe unie, à des populations qui n’y croient actuellement pas, comme c’est le cas des pays de l’Europe centrale, orientale et baltique, qui n’ont qu’une vision confuse de l’avenir de l’Europe.
Horace Borza
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26 mars 2008

FRANCE:La pédagogie de l'Exemple


On ne cesse pas de geindre et de chanter misère. Le civisme et la morale sont actuellement un désastre national. Les médias abondent de faits divers : les vols, la violence, la délinquance, les trafics illicites, de toutes sortes, la loi « des bandes », les incivilités et les inconvenances, envers les personnes, et l’irrévérence envers les valeurs et les emblèmes de la République,… qui font peur. On n’en compte plus leur nombre. Le manque du respect public des règles de la vie sociale et des institutions nationales, sont légion.
Les autorités publiques s’en rendent compte mais leurs efforts pour y remédier s’avèrent un échec. Des milliards d’euros sont allés en fumée pour la politique de quartiers et de la Ville, qui n’a pas arrêté l’escalade infernale des désordres et des incivilités Les analyses et les explications du phénomène, qui s’ étend, désormais , au-delà de certains quartiers au point d’atteindre presque la totalité du territoire national, s’avèrent mal fondées. Le ressort principal du phénomène de la décadence civique et morale actuelle, est fondamentalement d’ordre éducatif et social.
Durant les dernières décennies plusieurs événements sociaux se sont enchevêtrés et ont eu comme conséquence le profond déséquilibre moral, actuel. Le développement économique à outrance, l’émancipation de la femme, les orientations sociales du mouvement de mai 1968, le flux démesuré d’émigrants, etc…, pour ne citer que quelques-uns, firent perdre, progressivement, à la société française, ses repères moraux et sociaux, traditionnels. C’est là l’origine du désastre civique et moral que la société française toute entière subit actuellement.

Il faut se ressaisir et agir avec discernement car la tâche est ardue ! Nicolas Sarkozy semble avoir cerné le problème.. Sa volonté de changement et la voie à suivre, sont incontestables. « L’instruction civique et morale peut être bénéfique dans une société où l’esprit collectif fait si souvent défaut ».
En effet, l’Education à outrance, à tous les niveaux sociaux, - familial, scolaire et extra scolaire,- s’impose avec rigueur. Mais la complexité du problème est telle que sa solution exige une pédagogie adaptée et une action de grande envergure, avec la participation de tous les facteurs de la société..
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La pédagogie de l’exemple. Eduquer et instruire, dans une société fortement déréglée par un égotisme démesuré, n’est pas une sine cure. Education et Instruction sont deux notions ayant des signifiants à la fois analogues et complémentaires.
L’ Education est le fait de développer les facultés morales, intellectuelles et physiques de l’individu. Par conséquent, elle s’étend du perfectionnement des « réflexes primaires », existant dès la basse enfance, qui sont utilisés pour la nourriture même et pour la tenue, aux « habitudes physiques, intellectuelles et morales » nécessaires pour que l’enfant puisse tenir dans la société la place d’une personne de pleine activité matérielle et spirituelle. C’est la place qu’on attribue en France à l’ »honnête homme » ou bien, autrefois, au galant homme, l’homme bien élevé, l’homme distingué, ou bien le gentleman. Une éducation réussie est donc celle qui a développé au plus haut point l’énergie physique et le caractère moral. Elle consiste moins en préceptes qu’en exercice.

L’Instruction est l’acte ou la série d’actes qui consistent à donne r ou à recevoir l’enseignement des éléments, des principes, des matières qui servent et contribuent à constituer la connaissance. Elle comporte donc une acquisition des choses enseignées, sous quelque forme et dans quelque domaine, que ce soit, depuis les mouvements et exercices qui forment l’instruction physique, jusqu’aux objets les plus élevés de la connaissance scientifique ou philosophique. Mais elle comporte aussi,, tout au long de son développement, comme l’Education dès ses débuts, une acquisition d’habitudes qui sont des habitudes mentales, des méthodes. Ces habitudes et ces méthodes ne contribuent pas moins que les règles et les pratiques de l’éducation à former le caractère moral de l’individu.
L’être humain n’est pas programmé par instinct. Il est institué et, à cet effet, il nécessite des « répondants » pour le faire entrer dans le monde de l’humain qui est l’univers de la parole. « On ne naît pas homme, on le devient »

Tant l’éducation que l’instruction, sont dispensées, en premier lieu, par les parents, ainsi que par des éducateurs et les instructeurs, de tous niveaux, et, en second lieu, par le milieu socioprofessionnel, lui-même. En effet, la première éducation est celle qui importe le plus. Elle appartient incontestablement aux familles et, tout spécialement, aux femmes. Il y a ensuite l’éducation et l’instruction qui sont enseignées, par des professionnels, dans les écoles de tous degrés, et, enfin, le milieu professionnel et social qui distribue la formation permanente Dans l’action d’éduquer et d’enseigner, il y a un rapport spécifique qui se crée inéluctablement entre maître et disciple ; c'est-à-dire, entre enfant et ses parents, ainsi que ses éducateurs, entre élèves et leurs enseignants, entre adultes et les animateurs socioprofessionnels, etc… L’imitation du modèle devient alors une démarche pédagogique par excellence non seulement dans les rapports positifs entre enseigné et enseignant, mais, hélas, aussi, dans les rapports négatifs entre la vedette et ses fans, ou bien entre le caïd et les membres de sa bande. Les parents, les éducateurs, les enseignants, les éducateurs , etc.., deviennent des exemples ou des modèles qu’on imite. C’est une axiome « de faire ou de s’efforcer de faire exactement ce qu’on voit ou ce qu’on a vu faire ». On prend quelqu’un pour exemple ou pour modèle et on s’efforce de se conformer à sa conduite , ou bien on adopte les manières d’un autre ou des autres.

Les carences des milieux éducatifs. Or, justement, les structures actuelles, d’éducation et d’instruction, ainsi que la société toute entière, manquent gravement, trop souvent, de la capacité de donner de bons exemples indispensables. Le concours des circonstance d’une évolution socio-économique, trop précipitée, fit que les milieux traditionnels d’enseignement, de l’éducation et de l’instruction, subissent de profonds changements malencontreux. Le laïcisme républicain, de plus en plus agressif et la mutation progressive des moeurs, a annihilé les aspirations moralisatrices de la religion qui fut considérée, pendant longtemps, comme étant la porteuse essentielle de la morale. La famille traditionnelle, intangible, qui avait, elle aussi, un rôle important dans l’éducation, s’est progressivement désagrégée . Les corps d’éducateurs et d’enseignants traversent une crise de confiance et de délaissement,. La société, toute entière, semble actuellement abasourdie de la situation et ankylosée pour pouvoir réagir.. Pourtant, l’issue de cette grande crise d’éducation que traverse la France, passe inéluctablement par une prise de conscience générale et par l’opiniâtreté de tous pour agir tant qu’il n’est pas trop tard.

19 mars 2008

UN NOUVEAU PLAN DE VILLE


Le président de la République a dévoilé, vendredi 8 février 2008, le nouveau « Plan pour les banlieues et quartiers sensibles », élaboré et évalué par Fadela Amara, secrétaire d’Etat à la Politique de la ville, à un milliard d’euros.
Le président a promis, à cette occasion, un effort important de l’Etat en matière d’éducation et d’emploi, et annoncé une « guerre sans merci » contre la délinquance.
Le nouveau Plan, énième en trente ans, ne semble guère plus efficace que les plans, les programmes, les subventions ponctuelles de toutes sortes et les dépenses colossales, évaluées à plus de 20 Milliards de francs, utilisées, depuis 1977, par ses prédécesseurs, pour résoudre les problèmes de certaines banlieues de quelques grandes villes. Il s’avère, par contre, que la situation s’est empirée progressivement et étendue dangereusement sur presque tout le territoire de la France. En effet, l’insécurité, la violence, la délinquance, les trafics de toutes sortes, la loi « des bandes », les inconvenances, les incivilités et l’irrévérence envers les valeurs et les emblèmes de la République ne sont plus, aujourd’hui, des faits isolés à quelques quartiers, mais ils concernent tout aussi bien les zones urbaines que rurales du pays. Par ailleurs la délinquance a pris des proportions insupportables. Cela avait commencé par des tags et des graffitis qui souillèrent toute la France, pendant des années, puis on y avait ajouté les incendies de quelques voitures, par ci par là. Aujourd’hui ce sont des milliers de voitures qui partent chaque année en fumée, partout dans le pays. On avait commencé par insulter les forces de l’ordre, puis par les caillouter et, actuellement, on leur tire dessus avec des armes à feu. Aussi, l’escalade de la délinquance est-elle évidente partout en France

Qui sont les perturbateurs de l’ordre public ? On trouve partout en France, depuis longtemps, dans toutes les classes sociales, des râleurs, des gens qui se sentent mal dans leur peau, des marginaux inadaptés à la vie sociale. A ceux-ci se sont ajoutés, progressivement, depuis un certain nombre d’années, des extrémistes politiques et des anarchistes qui contestent formellement le régime politique et les institutions actuelles ; par conséquent, l’Etat, les règles de la démocratie et les lois de la République. Ce sont des « casseurs » et des auteurs des tags et des griffonnages, sur les murs d’édifices et autres biens publics. Ce fut ensuite le mouvement de mai 68 qui a très profondément modifié et ceux qui l’ont vécu et ceux qui sont venus plus tard. L’esprit de mai 68, qui donna à l’homme une autre capacité de penser contre soi-même et de se débarrasser des anciens mythes, a fortement marqué la société française. L’idée de contestation et de violence, des « lanceurs des pavés » a fait son chemin.
A partir des années 1960, lorsque la France avait largement ouvert ses portes à une émigration incontrôlée, la situation s’était dégradée encore plus. La France ne put, à aucun moment la maîtriser. On avait accordé la nationalité française, à tort et à travers, avec une facilité surprenante, pour des raisons électoralistes, à des émigrés qui ne possédaient aucune attirance pour la France, et encore la moindre prédisposition affective pour sa culture et ses habitants. On se faisait naturaliser français, en masse, pour pouvoir bénéficier des avantages sociaux et financiers que leur en offrait leur nouveau statut. Parmi les étrangers installés en France après 1960, on distingue plusieurs grandes catégories: des réfugiés politiques ou économiques venus de nombreux pays du monde ; de migrants issus des anciennes colonies françaises ; de très nombreux aventuriers ; des « affairistes », d’origines diverses, venus pour pratiquer des trafics et de commerces illicites, etc… . Les degrés d’insertion sociale des étrangers, vivant en France sont également variables. Si un certain nombre s’était inséré effectivement dans la société du pays d’accueil et même parfois, parfaitement intégré dans la communauté nationale, la majeure partie parmi eux s’était regroupée plutôt dans leurs communautés ethniques ou religieuses. Ces communautarismes étrangers qui se sont développés, pendant les dernières décennies, non seulement en France mais également dans quelques autres pays européens à forte émigration, constituent, de plus en plus, de véritables « Etats dans les Etats d’accueil». Ils s’y imposent avec force pour contrebalancer les pouvoirs officiels de ces pays. En effet, ces communautés, parfaitement organisées et soutenues par de nombreuses associations créées souvent à leur propre initiative, et, paradoxalement, aidées financièrement par les pouvoirs publics, - comme cela se passe en France,- se présentent comme de véritables guides des émigrés et leurs dispositions vont parfois à l’encontre de celles de l’Etat.

C’est dans cet amalgame malsain de râleurs traditionnels , extrémistes de tous bords, anarchistes, soixante-huitarde et surtout d’émigrés que se trouvent des meneurs, manipulateurs sans scrupules, et des caïds qui organisent les bandes et qui créent l’ esprit anarchique, hostile à la France, qui prend aujourd’hui des proportions inquiétantes. On bafoue les lois de la République, on réfute sa culture et sa civilisation et on tente d’imposer ses règles. Les violences, de plus en plus fréquentes, le mépris des lois et l’attitude dédaigneuse, envers tout ce que représente l’Etat, et la volonté de nuire, en sont les preuves.
Par ailleurs, c’est dans ce milieu qu’ on assiste actuellement au développement en France d’une économie parallèle, qui échappe à tout contrôle, ainsi qu’ à des aspirations politiques de certains mouvements d’émigrés pour s’infiltrer dans les structures de l’Etat. En effet, la France est devenue, depuis quelque temps, une place mondiale importante, incontournable pour le négoce illicite de stupéfiants, d’armes, de produits de contre-façons et de toutes sortes d’autres marchandises et d’affaires louches où on manie, chaque année , clandestinement, des milliards d’euros.

Un vaste chantier de Formation à ouvrir d’urgence Il serait temps que l’on prenne conscience et « qu’on agisse en homme de pensée et qu’on pense en homme d’action », comme le suggérait le philosophe Henri Bergson, tant qu’il n’est pas trop tard ! Les milliards dépensés pour apaiser certaines banlieues ne constituent sans doute pas une solution pour venir à bout d’une situation qui se dégrade d’année en année. Il faudrait prendre des mesures différentes, courageuses, claires et fermes, et, surtout, la résolution de les mener à leur terme et de changer effectivement la France de fond en comble. Il est nécessaire que l’Etat français s’engage de toutes ses forces à l’assainissement de la vie publique.
« La recherche d’une nouvelle civilisation » et la « liquidation de l’esprit de mai 68 », chères à Nicolas Sarkozi, sont indispensables. La loi, actuellement en vigueur, concernant l’émigration choisie, est également une nécessité pour permettre la purification de la société. La citoyenneté française doit être redéfinie, consolidée et revalorisée et son attribution conditionnée.
Il ne s’agit ni de xénophobie, ni de racisme ni d’aucune autre phobie désuète qui vont à l’encontre des traditions françaises. La France a toujours été et doit rester un pays humanitaire, de liberté, d’égalité, du respect de la différence, un pays d’accueil d’êtres humains, indifféremment de leurs races, leurs ethnies ou de leurs religions, éprouvés, dans leurs pays d’origine, par des guerres et ou par la misère. Les étrangers qui ont choisi de vivre en France, doivent y jouir de la même liberté et des mêmes droits, que tous les autres habitants du pays. Ils devraient, cependant comprendre qu’ils y ont, en échange, également des devoirs envers le pays qui les accueille. On ne peut pas devenir Français ou habiter la France lorsque l’on hait, qu’ on déteste sa culture et on réprouve ses institutions et ses lois.

La France doit subir de grandes reformes ! Mais elles ne peuvent pas être appliquées tant que son peuple essuie une terrible crise d’éducation. La jeunesse est à la dérive, les familles se désintègrent, les parents capitulent, l’école de la République est devenue une fiction…… Il faut ouvrir d’urgence un vaste chantier pour y remédier. L’Education morale et civique constitue aujourd’hui une véritable tragédie nationale de la France. Sa déficience concerne toutes les structures de la société : jeunesse, parents, enseignants, associations, médias, etc. plus civique.
. Il faut agir et mettre ainsi des bases d’une nouvelle civilisation plus morale, plus civique donc plus humaine. Sans cette éducation citoyenne toute tentative de changement serait un échec.

05 janvier 2008

France: EDUCATION A OUTRANCE


Le manque de savoir-vivre, les incivilités, les agressions, les brutalités, les manifestations violentes, les délinquances de tous genres, les écoles en détresse, la baisse du niveau intellectuel, des diplômes scolaires et universitaires dépréciés etc…, constituent désormais, une vérité qui inquiètent, à juste titre, les Français. Cette situation déplorable s’intensifie, hélas, de jour en jour, au point d’atteindre le prestige même de la France. De nombreux éducateurs, parents et enseignants, poussés souvent au désespoir, abandonnent, désemparés, leurs rôles…Les forces de l’ordre et même la justice semblent chanceler à leur tour. Les pouvoirs publics prennent trop de temps pour y agir et redresser la situation
Or, l’incivilité et l’immoralité s’emparent de plus en plus de la jeunesse de France.

La Société civile en danger. La société française est menacée actuellement du danger de voir sa civilisation ôtée de son contenu humaniste et submergée par des principes anarchistes qui rejettent toute autorité d’Etat s’imposant à l’individu. Des grèves injustifiées, des prises de positions pernicieuses de certains responsables associatifs, des mouvements sociaux mal-inspirés, la violence des rues et des quartiers, les incivilités et le non respect des lois, l’attestent. Les conséquences sont graves : une décadence morale, civique, sociale, et intellectuelle, sans précédents.
Le problème majeur actuel de la France, .qui prime tous les nombreux autres, c’est, indéniablement, l’effondrement de l’Education .

L’Education en toute son ampleur. La révolution philosophique, qui a secoué la société française, au milieu du siècle passé, et qui s’est soldée par les mouvements de 1968, a complètement bouleversé son existence morale. En effet, l’avènement du féminisme, la libération des mœurs, l’anéantissement de la cellule familiale traditionnelle et le rejet de l’éducation conventionnelle, etc…, ont marqué, depuis cette date, profondément, notre civilisation. En matière d’éducation, la pensée ingénieuse de l’époque, à savoir : « il est interdit d’interdire » a fait des ravages. Les lois et les normes qui régissent normalement l’Etat et la communauté nationale devinrent caduques. Peu à peu, un hiatus s’installa entre le citoyen et les pouvoirs publics du pays. Or, les gens de la génération soixante huitaine sont les parents actuels qui ont une grande part de responsabilité dans la situation de dégradation flagrante de l’éducation de la jeunesse.

Le redressement la situation actuelle est possible. Elle exige cependant la prise de conscience collective, des parents, des éducateurs et des pouvoirs publics, ainsi que la mobilisation générale et l’implication, de tous les Français, dans un projet global de réhabilitation de l’éducation. Il faudrait, à cet effet, agir avec discernement, sur une grande échelle, pour changer les mentalités et pour faire renaître les valeurs morales, civiques et spirituelles en dégradation constante depuis plusieurs décennies.

L’Education et ses fins. L’Education, dans le sens large du mot, devrait être permanente, tout au long de l’existence de l’individu, pour lui permettre «de mieux faire et de mieux être et aussi de mieux s’adapter aux changements qui interviennent incessamment dans sa vie sociale et professionnelle ». c’est-à-dire, pour qu’il soit, à la fois, un être social et professionnel.. Il faut donc entendre, dans le contenu de la même notion, non seulement le savoir de bien être et de vivre en société mais, également, le contenu intellectuel qui comprend l’alphabétisation, la formation professionnelle, le recyclage et la culture ; c'est-à-dire l’enseignement scolaire, la formation professionnelle et l’instruction périodique . C’est, en un mot, du côté de l’éducation que toute société en devenir doit chercher la solution à la plupart des contradictions, des difficultés, des bouleversements qui la secouent.
L’Education des enfants et des adolescents. Du fait de la mixture des cultures et des mœurs, de dernières décennies, due, entre autres, à l’augmentation démesurée du flux migratoire et à la lassitude des pouvoirs publics, l’éducation civique et morale de la jeunesse française, est défaillante au point de mettre, aujourd’hui, en danger la démocratie. Même si l’éducation première des jeunes enfants incombe théoriquement aux milieux familial et scolaire, il faudrait que la société tout entière prenne conscience du problème et s’y investisse en soutien aux familles et aux institutions scolaires. La tâche s’avère laborieuse à tel point que sa réalisation exige une synergie des forces: famille, corps enseignant, associations socio-éducatives,et socio-professionnelles, pouvoirs publics, etc…. L’Etat aurait un rôle primordial à jouer pour établir une politique d’éducation cohérente, claire, permanente et tenace, et pour y stimuler la participation de la communauté nationale toute entière. C’est encore au pouvoirs publics qu’incombe la tâche de formation , à une pédagogie plus adaptée, de tous les acteur de l’éducation. Une coopération étroite de toutes les structures sociales du pays serait hautement efficace. Elle permettrait de donner l’ impulsion d’agir et l’élan de zèle nécessaire en faisant jouer l’interaction entre les différents facteurs. En effet, les contacts réguliers entre tous les acteurs de l’éducation permettraient, à la fois, d’y sensibiliser les parents, eux-mêmes, et les faire sortir de leur isolement et de leur désarroi actuel et, au corps enseignant et éducatif, d’y trouver le soutien moral dont il en est privé actuellement.

Il serait indispensable, également, à revoir l’ensemble des programmes scolaires et d’augmenter les pratiques à caractère culturel, artistique et littéraire, ainsi que sportives, dans le cadre scolaire et associatif. En effet, ces activités non seulement adoucissent les mœurs, mais aussi, par le fait des interactions, elles permettent aux jeunes de mieux s’intégrer dans des groupes et de développer donc leur sens moral et social.

Le service civique obligatoire. Avec la suppression du service militaire obligatoire, la France a perdu un important facteur de renforcement non seulement de son identité nationale mais encore du sens civique et moral. Un service civique obligatoire permettrait, d’y remédier En effet, une période de quelques mois de vie communautaire, située avant le passage à l’âge adulte et à la vie active, serait pour les adolescents français, filles et garçons, une remarquable occasion de prise de conscience de leur appartenance à la communauté nationale qui leur offre des droits mais qui exige, en contre partie, également, des devoirs. Elle permettrait, de surcroît, à renforcer la cohésion sociale du pays.
Le service civique comporterait deux parties : - 1. Quelques mois de formation complémentaire, de recyclage ou de perfectionnement professionnel, en vue d’une meilleure adaptation à la vie active, et d’instruction civique et sociale; - 2. Stages pratiques de plusieurs mois dans des institutions publiques ou privées, à caractère social, pour y exécuter des travaux d’intérêt général, social ou humanitaire, aux choix des stagiaires.

La pédagogie de l’exigence et de l’exemple. Le changement des mœurs, des mentalités et, par conséquent, des comportements, qu’on souhaiterait appliquer en France, exige la participation de tous les citoyens français, épris de liberté et de démocratie, conscients de la situation morale et sociale actuelle, - tout particulièrement de la jeunesse -, et des dangers qu’elle encourt pour l‘avenir de la nation.
Les réformes de grande envergure ne peuvent être réalisées que par l’investissement effectif de tous. Les lois et les règles de conduite, qui assurent les bonnes mœurs et le fonctionnement d’une communauté, doivent être appliquées et respectées par tous, sans ménagement aucun. Pour ce faire, ce ne sont pas uniquement les parents, les enseignants et les éducateurs qui sont impliqués mais également l’ensemble de la communauté. Les principes éducatifs et moraux devraient être présents dans tous les rapports sociaux, comme une exigence commune à l’ensemble des citoyens, et une référence pédagogique pour la jeunesse. La pédagogie de l’exemple, pratiquée non seulement par les parents, enseignants ou autres éducateurs mais également par les institutions et par l’ensemble du milieu social, possède une très grande emprise éducative, tout particulièrement sur les jeunes.

16 décembre 2007

France: DERAPAGE DE LA DEMOCRATIE


La démocratie, dit Larousse, est le gouvernement où le peuple exerce la souveraineté. La notion souffre cependant des excès de signification mais dans le système de Démocratie représentative des citoyens, telle qu’elle est pratiquée dans de nombreux pays, tout particulièrement en Europe, les décisions issues des scrutins librement exprimés deviennent indéniables pour tous les citoyens, sans exception. C’est la règle inexorable du gouvernement démocratique.

Or, on observe, depuis plusieurs décennies, dans certains pays démocratiques, tout spéciale- ment la France, des dérapages regrettables. Le suffrage universel, instauré définitivement en France le 5 mars 1848 mais devenu effectif seulement le 21 avril 1944, est attribué à tous les citoyens du pays. Ceux-ci l’exercent, d’une façon directe , pour élire le Président de la République et les députés, qui sont leurs représentants à l’Assem- blée nationale. Ils participent, également, d’une façon indirecte, par le truchement de collectivités et de certaines associations, à l’élection des sénateur, membres du Sénat. Les deux institutions, Assemblée nationale et Sénat, constituent le Parlement. C’est le système le plus courant pour que le peuple puisse exercer sa souveraineté.

Le président de la République est élu pour ses projets de gouvernement du pays qu’il présente durant la campagne électorale qui précède son élection. Celui-ci s’entoure d’une Majorité de députés et de sénateurs, nomme un Premier ministre et constitue un Gouvernement qu’il charge à réaliser les projets pour lesquels il a été élu par le peuple. Par conséquent, les institutions mises en place ex- priment, durant la législation, la volonté politique de la majorité d’électeurs. Les règles démocratique exigent que la minorité respecte la décision du suffrage universel tout en exerçant son droit d’oppo- sition constructive, dans l’attente de nouveaux scrutins Or ce n’est pas toujours le cas. Il y a de plus en plus d’abattements à ces règles qui font déraper la Démocratie

La France souffre, depuis plusieurs décennies, de l’inadaptation de son système politique et de son modèle social aux exigences des temps modernes..
L’élection d’un nouveau président de la République a donné, à de nombreux Français, un espoir de changement profond du pays. Nicolas Sarkozy a été élu sur des projets de réformes, largement explicités durant la campagne électorale. Par ailleurs, la plupart des parlementaires soutiennent les réformes nécessaires proposées par le président. Dès son élection, ce dernier s’était lancé, à corps et âme, à des reformes qui, selon lui, de- vraient conduire aux changements, de fond en comble, non seulement du pays mais aussi des menta- lités de beaucoup de Français.
Or, les mouvements sociaux, du dernier trimestre de 2007, ont montré combien est difficile de réformer la France. Que la démocratie y est chancelante. Que le sens social manque à de nombreux Français et que l’intérêt général est annihilé par des intérêts mesquins, individuels et corporatifs. C’est ce que révèle la plupart des grèves et des manifestations qui ont troublé le pays durant cette période.


Depuis la rentrée du mois de septembre, la France est en bouillonnement. Non seulement à la suite de nombreuses réformes que le gouvernement a fait voter par le parlement, conformément aux engagements pris par le président de la République, mais surtout par les mouvements de grève et les manifestations de rue, d’une partie de la population qui conteste ces réformes.
C’est un phénomène typiquement français qui s’exporte, hélas, dans d’autres pays de l’Europe, comme la Belgique et l’Italie, de contester avec véhémence les mesures prises par le pouvoir.. En effet, des associations à caractère social ou socioprofessionnel, de toutes sortes, parfois créées ad hoc, auxquelles s’associent certaines corporations et communautés et, souvent, soutenues par des partis politiques de l’opposition, contestent les décisions prises démocratiquement par le gouverne- ment. Des meneurs de foules, habiles mais sans scrupules démocratiques, démagogues et populistes, font sortir des gens dans la rue, organisent des grèves et des manifestations souvent violentes, pour en apitoyer d’autres et pour faire pression sur le pouvoir. Ces mouvements, que Nicolas Sarkozy appelle « chantage de la rue », sont devenus redoutables en France. Ils ont fait chuter jusqu’ici de nombreux gouvernements.
Durant plusieurs semaines la France a vécu au ralenti, sous la pression, les menaces et les turbulences. Les nombreuses grèves, manifestations et autres mouvements sociaux tourmentèrent non seulement la population dans sa vie quotidienne, privée et professionnelle, mais encore ils perturbèrent les activités économiques du pays. Les neuf jours de grèves, qui ont paralysé la France, durant le mois de novembre 2007, ont coûté près de deux milliards d’euros,.
Le droit des travailleurs français de se mettre en grève et de manifester leur mécontentement, lorsque leurs intérêt légitimes sont en péril, est un droit constitutionnel, reconnu et exercé dans la plupart des pays démocratiques. Mais, la prolifération démesurée et la répétition incessante de grèves et de manifestations, de contestations, souvent injustifiées, et surtout les conséquences subies par l’économie du pays et par la population, permettent de se poser des questions sur le caractère démocratique de certaines associations sociales et socioprofessionnelles, ainsi que de certains mouvement sociaux qui vont carrément à l’encontre des intérêts du pays et de ses habitants. Un nouveau modèle social, mieux adapté à notre temps, s’impose ! .

FRANCE: Dérapage de la Démocratie